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UNIVERSITE SONFONIA: un colloque autour de la migration

Un colloque s’est tenu, ce jeudi 10 mai, dans l’enceinte de la bibliothèque de l’université Général Lansana Conté (UGLC) de Sonfonia avec comme thème « Culture de la migration, imaginaire migratoire, bonne gouvernance de la mobilité« . Plusieurs expériences ont été échangées entre  conférenciers et étudiants, fortement mobilisés pour la circonstance. On notait aussi la présence d’une délégation de l’Institut universitaire des langues modernes (IULM) de l’Italie, conduite par l’ambassadeur de l’Italie en Guinée, Livio Spadavecchia.

« Nous apprécions vivement l’initiative de nos partenaires italiens pour avoir fait venir d’éminents enseignants chercheurs pour échanger sur cette question aussi pertinente qu’actuelle qu’est la migration », a entamé Amadou Oury Koré Bah, recteur de l’UGLC de Sonfonia. Pour lui, la migration doit être perçue comme l’un des principaux indicateurs de l’interconnexion mondiale de la vie sociale et économique contemporaine.

Pour sa part, l’ambassadeur de l’Italie en Guinée, Livio Spadavecchia, a dit l’engagement de sa représentation diplomatique, récemment installée en Guinée dans le processus de migration des Guinéens. «  En février 2017, l’Italie a permis que la Guinée qui ne bénéficiait pas de ce fonds de  s’y introduire. Un fond pour la migration qui s’estime à près de 3 milliards d’euros », a-t-il expliqué. Ceci résulte, selon lui, du fait que la Guinée se hisse sur la liste de migrants arrivants en Italie.

Au cours du colloque, des sessions ont été animées sur des thèmes variés, liés à la migration. Ainsi, dans son intervention sur la « culture de la migration et construction des imaginaires« , Angelo Turco, président de la Fondation IULM,  a par exemple souligné que la migration est un phénomène naturel et imaginaire de l’homme. A son avis,  il revient aux États  de travailler sur une politique migratoire internationale «  Quand on parle de migration, la marge économique se pose. On sait qu’il y a des aspects qui poussent les gens en détresse à céder au risque de la vie. Donc, il faut intervenir ». Pour lui, les pays européens devraient revoir leur politique migratoire au regard des conventions internationales.

Après une étude de terrain, Kefing Condé, vice-recteur chargé des études de l’UGLC, a noté le rôle de la femme dans le processus migratoire. A l’en croire, le positionnement de la femme influence la migration des jeunes de son entourage. «  Nous nous sommes posés un certain nombre de questions afin d’analyser l’influence des représentations féminines favorables à la migration. Nous avons constitué des documents et interrogé des migrants. Nous sommes en train de traiter des exemples concrets qui vont en faveur de la persécution et de la victimisation de la femme dans un  élan de chercher le Bonheur », a-t-il révélé. Dans la même veine, via une étude en cours de réalisation par des enseignants de l’université Kofi Annan de Guinée, Ester Botta Somparé a décliné trois catégories de migrants : ceux qui migrent par voie légale, ceux qui le font par voie illégale et ceux qui ont un soutien familial. Dans cette dernière catégorie, on dénombre notamment des femmes voulant rejoindre leurs maris à l’étranger, a-t-elle indiqué.

Hawa Bah

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