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TPI/Dixinn : « Grenade » nie tout

Poursuivi pour tentative de meurtre et détention illégale d’arme de guerre, le procès de Boubacar Diallo alias ‘’Grenade’’, militant de l’UFDG, s’est ouvert, ce lundi 11 février 2019, au tribunal de première instance de Dixinn, comme nous l’annoncions précédemment. Après environ trois heures de débat, l’audience est renvoyée â demain.  Il sera question du réquisitoire et des plaidoiries.

Ce matin, au TPI de Dixinn, tout commence par la lecture des faits reprochés à Boubacar Diallo, membre de la section motard de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).  Désigné par le procureur comme le leader de la section cailloux de l’UFDG, ‘’Grenade’’ rétorque que cette section n’a jamais existé puisqu’elle a été dissoute le lendemain de sa création. Il admet par contre être de la section motard depuis 2012.

« Vous étiez le leader de la section cailloux. Et comme les cailloux ne vous suffisaient plus, vous avez pris de l’arme », c’est ainsi que le procureur de la République s’est adressé à l’accusé. « Je n’ai jamais porté une arme », réplique ce dernier. Plus loin, Boubacar Diallo dénonce d’abord les tortures qui lui ont été infligées par des gendarmes de la brigade de recherche de Kenien. « Ils m’ont obligé à porter des armes et mon pris en photo », explique-t-il. Toutefois, il s’excusé auprès du tribunal pour avoir porté des tenues militaires. « Je ne savais pas que cela allait me créer des problèmes, sinon je n’allais pas la porter et me photographier pour mettre ces images sur Facebook », raconte-t-il.

Pour le collectif de la défense, ce procès est politique. Le dossier, selon Me Salifou Béavogui, est monté de toutes pièces pour atteindre l’honorable Ousmane Gaoual Diallo et l’épouse du chef de file de l’opposition, Hadja Halimatou Dalein Diallo. « On a parlé de tentative de meurtre. Cependant, les gendarmes qui ont pensé qu’ils ont été victimes de cette tentative n’ont jamais été entendus par un magistrat. Ils n’ont jamais été confrontés à notre client, de l’enquête préliminaire jusqu’à l’instruction à la barre. Ce qui signifie que ces gendarmes même ont inventé cette histoire dans le but de neutraliser le jeune et atteindre leur objectif », explique Me Alseny Aissata Diallo, un autre avocat de la défense. A son avis, les gendarmes question ont raconté des contrevérités. « Le jeune n’a jamais tenté de tirer sur un gendarme. Au contraire c’est lui qui a reçu deux balles », a rajouté Me Salifou Beavogui. Qui poursuit : « Dans tous les procès où on parle de détention illégale d’armes de guerre, ces armes ont toujours été présentées au tribunal.  Mais, dans ce dossier précis, il n’existe la trace d’aucune arme placée sous scellé. En conséquence, prévient-il : « Nous n’accepterons pas une condamnation injuste, nous nous opposerons jusqu’à notre dernière énergie ».

Le réquisitoire et les plaidoiries sont prévus pour demain mardi.

Hawa Bah

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