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SOCIETES PHARMACEUTIQUES : une commission d’évaluation rend son verdict

Dans le cadre de la lutte contre le marché illicite des médicaments en Guinée, les efforts sont consentis de tous les côtés. Ainsi, après la mise en place de la brigade médicrime, c’est la Commission nationale d’évaluation et de revue des agréments des sociétés grossistes-répartiteurs pharmaceutiques de Guinée, qui a rendu publiques hier ses conclusions. Son travail d’évaluation qu’elle menait depuis le 26 février 2017 a comporté deux phases : l’évaluation administrative des dossiers des sociétés grossistes et celle opérationnelle. A l’arrivée, sur les 97 sociétés déclarées à la direction nationale de la pharmacie et des laboratoires (DNPL), 93 ont été administrativement évaluées et 67 d’un point de vue opérationnel. Il en a résulté que 10 sont non fonctionnelles.

Selon les membres de la Commission, les responsables des différentes sociétés n’ont pas été tout à fait coopératifs. « Avant d’aller sur le terrain, la DNPL a demandé à ces sociétés de déposer des fiches de localisation pour qu’on puisse nous-mêmes les retrouver. Cela a pris du temps.  Une quarantaine de sociétés ont déposé les fiches. Nous nous sommes basés sur ces fiches-là sur nos propres connaissances pour trouver de l’emplacement de ces 67 sociétés. Ensuite, bien entendu on pouvait repérer le site d’une société, mais il fallait que le personnel s’y prête », a ainsi rendu compte des difficultés, Dr. Sory Balia Conté, membre de la commission.

Dans un premier temps, la commission n’entend pas user de la répression  à l’égard des sociétés ne remplissant pas les conditions requises. « Nous allons tout simplement demander à tous ces acteurs de respecter certaines conditions que le ministère de la santé a mises en place », a précisé à ce sujet Pr Falaye Traoré, directeur national de la pharmacie et des Laboratoires.

Par contre, selon Dr. Manizé Kolié, secrétaire général du Syndicat des pharmaciens d’officines de Guinée (SYPHOG), des poursuites judiciaires sont annoncées contre ceux qui ont délivré des autorisations à ces grossistes. « Je fais notamment allusion à ce ministre qui a signé le plus grand nombre de sociétés grossistes (une cinquantaine en un an). Je ne sais pas sur quelle base il l’a fait. Mais je crois qu’à la barre il nous dira si c’était pour rendre service à la Guinée ou pas », précise-t-il.

A noter que toutes les sociétés qui fonctionnent ont jusqu’au 12 juillet 2019-un an à compter de la date de l’adoption de la nouvelle loi en la matière- pour se mettre en règle.

Hawa Bah

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