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SOCIETE : Plan Guinée lance une nouvelle campagne en faveur des filles

En prélude à la journée internationale de la jeune fille célébrée le 11 octobre de chaque année, Plan International Guinée, a procédé ce mercredi, au lancement de la campagne  ‘‘Aux filles, l’égalité’’. L’objectif sous-tendu par cette nouvelle campagne est de lutter contre la discrimination liée au genre sous toutes ces formes et de garantir conséquemment aux filles l’effectivité des droits à elles reconnus. La cérémonie de lancement a eu lieu à Conakry, en présence de la ministre de la l’Action sociale, de la Promotion féminine et de l’Enfance, et de Johnson Bien-Aimée, directeur pays de Plan international Guinée.

Plus spécifiquement, via cette campagne, Plan international Guinée vise, entre autres objectifs :

  • un changement de comportement des hommes et des garçons afin que ceux-ci reconnaissent que le comportement sexiste est intolérable et apprennent conséquemment à respecter les filles et les femmes comme leurs égales ;
  • un accroissement de la participation des filles et des femmes dans les instances de prise de décisions en leur offrant plus de responsabilités et d’opportunités pour pouvoir les exercer ;
  • une application des lois et des politiques sanctionnant le harcèlement sexuel et autres formes de viols et de violences.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que cette nouvelle campagne trouve un terreau favorable de la part de l’Etat guinéen. C’est en tout cas en substance ce qu’on peut retenir de l’intervention de circonstance de la ministre de l’Action sociale, de la Promotion féminine et de l’Enfance. En effet, selon Mme Diaby Mariama Sylla, sur la question de la promotion et de la protection aussi bien des femmes que des jeunes filles, la volonté politique est des plus manifestes:

Au-delà des actions que nous menons sur le terrain, nous sommes en train d’étudier toutes les questions qui touchent à la fois à la promotion et la protection des jeunes filles. Il y a de la volonté politique manifeste sur les questions de la femme et de la jeune fille. Lorsque le président de la république a été à la tête de l’Union africaine, il a désigné ses pairs pour s’occuper des questions qui touchent à la jeune fille dont : le mariage précoce, les mutilations génitales féminines, contre toutes formes de violences. Nous avons des politiques, des programmes pour mener à bien cette lutte. Dans ce combat, il faut insister sur l’éducation de la jeune fille, afin de mieux investir en elle. Heureusement, nous avons le PNDS dont l’un des axes, c’est l’inclusion des couches sociales vulnérables, la valorisation du capital humain qui passe par les enfants.

Sur la campagne elle-même et la manière dont elle devrait se traduire sur le terrain,  Johnson Bien-Aimée, directeur pays Plan International Guinée, explique :

La campagne ‘‘Aux filles, l’égalité’’ est la suite de la campagne ‘‘Parce que je suis une fille’’. L’objectif de cette campagne est de toucher un grand nombre de personnes pour un changement de comportement social vis-à-vis des filles. Nous voulons continuer à promouvoir l’égalité entre les filles et les garçons, promouvoir le leadership féminin à travers une inclusion sociale pérenne. Nous voulons encore une fois, que les organisations des jeunes filles prennent conscience de leurs états. C’est dans cette perspective que nous allons les accompagner dans leurs luttes. Nous souhaitons que les filles elles-mêmes  puissent prendre la parole pour se défendre, pour prouver leurs compétences, au même titre que les jeunes garçons.

L’initiative réjouit Aïssatou Fofana, étudiante et présidente de ‘‘Girls of futur’’. Pour elle, c’est une occasion que doivent saisir tous ceux qui œuvrent en faveur de la promotion des droits des filles :

Ces campagnes viennent mettre les filles en avant. C’est une occasion pour les jeunes filles de pousser leurs sœurs de l’avant, leurs montrer que si une fille aspire à être à des postes de responsabilité, à prendre des décisions, à émettre leurs avis, il faut qu’elles soient dotées des moyens et qu’elles puissent disposer un espace pour le faire savoir. Pour moi, c’est un premier pas pour ce que nous voulons, et pour ce que nous devons faire.

A rappeler que selon les données disponibles, 80 % des femmes ont subi une quelconque forme de violences depuis qu’elles ont eu l’âge de 15 ans en 2016, contre 90 % en 2009. Pour ce qui est des violences physiques en particulier, 56 % les ont subies en 2016 contre 77% en 2009. En ce concerne l’accès à des instances de prise de décision, la proportion de femmes à l’Assemblée nationale donne une idée du défi à relever. Sur 113 députés, on ne peut dénombrer en effet que 26 femmes, soit 23 %, autrement moins d’une députée sur quatre.

Ibrahima Kindi Barry

621 265 823    

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