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SLECG : vers la reprise de la grève

On le sent depuis quelques semaines. L’accalmie résultant de la signature, en mars dernier, d’un protocole d’accord entre le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) et le gouvernement, reste très précaire. Eh bien, si rien n’est fait, cet accord est parti pour voler en éclat. En effet, invoquant des « ingérences du gouvernement dans les affaires syndicales » et reprochant aux autorités de vouloir « saper le protocole d’accord et les négociations en cours », le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah menace de reprendre la grève.  Une menace si imminente que la grève en question pourrait reprendre ce 16 mai, en raison, dit-on, de la convocation par le gouvernement d’un congrès électif du SLECG.  

Comme à son habitude, Aboubacar Soumah est catégorique. «  L’arbre du SLECG n’a pas de branches. S’il y a une branche qui pousse, on la coupe. Si le congrès reste maintenu sur le label SLECG on va déclencher une grève générale sur toute l’étendue du territoire national dans le secteur de l’éducation. Ils sont libres de tenir le congrès mais avec un autre nom, ils n’ont qu’à créer un autre syndicat, sa sera le syndicat du gouvernement, pas le syndicat des enseignants », a déclaré le secrétaire  général du SLECG.

De fait, un peu plus tôt dans la matinée d’hier, Mohamed Bangoura, de la communication du SLECG avait confié à un de nos reporters que c’est via les radios et à travers un communiqué qu’ils ont entendu parler de la convocation dudit congrès pour le 16 mai. Et comme explication à la reprise de la grève, il avait déclaré : « C’est pour montrer notre amertume et notre désolation face à ces velléités de violation fragrante du protocole d’accord signé le 13 mars ».

 Par ailleurs, Aboubacar Soumah et ses camarades accusent le ministre Albert Damantang Camara l’instigateur de la nouvelle crise en perspective.  Ainsi, selon le secrétaire général du SLECG, alors que son camp et le gouvernement sont en pleines négociations autour des 8 millions, « le ministre du travail a commandité ce congrès à travers son Directeur national de l’enseignement technique. Pour moi le gouvernement ne veut pas de la paix dans ce pays. Et comme il ne veut pas la paix, nous allons l’aider », a-t-il affirmé.

Balla Yombouno et Mohamed Doré

 

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