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SANTE/PALU : Plan International Guinée… affute les armes

Amélioration des services de lutte contre le paludisme dans les zones holo et hyper endémiques de Guinée…Voilà le nouveau projet de Plan International Guinée.  L’atelier  de lancement officiel des activités,  organisé  avec l’appui  de Plan international Canada,  regroupe  à Kindia, du 4 au 7 septembre 2018,  la quasi-totalité des cadres de Plan International Guinée, venus de Conakry et de l’intérieur du pays et les  partenaires impliqués dans la mise en œuvre de ce projet subventionné par le fond mondial  en faveur de la Guinée. L’idée de cette rencontre  est de peaufiner les stratégies devant conduire à la  réussite du projet  dont l’exécution est en cours depuis février 2018.

 Dans son discours de bienvenue, le Directeur régional de la sante de Kindia, Dr Dansoko a indiqué que le paludisme est la première cause de morbidité et de mortalité dans le pays.  Selon lui,  l’amélioration des services de lutte contre le paludisme  dans les zones holo et hyper endémiques de Guinée  est un motif de satisfaction. Ainsi, il a invité les participants  à ne ménager aucun effort  dans l’élaboration des stratégies  devant permettre la réussite de ce projet.

Saisissant la balle au rebond,  Jonshon Bienaimé,  nouvellement investi Directeur de Plan International Guinée,  s’est réjoui de ce projet qui constitue sa première activité sur le terrain guinéen. «Aujourd’hui, nous sommes  toujours confrontés à ce fléau qui a dévasté des générations depuis des siècles de façon silencieuse. Au moins 300 millions de cas de paludisme sont enregistrés dans le monde  par an dont  un nombre important de décès. Et les enfants en sont les premières victimes», a-t-il rappelé. Pourtant, fait remarquer Jonshon,  le palu est évitable par des moyens assez simples.  Dans la lutte contre cette maladie, assure-t-il,  son institution est et sera présente aux cotés des autorités guinéenne, ainsi que les communautés et les organisations de la société civile afin de contribuer au soulagement de la population. D’où, rappelle-t-il également le soutien que Plan International Guinée apporte à l »atelier d’orientation des intervenants pour un échange de bonnes  pratiques et de renforcement des capacités dans la lutte contre le paludisme. «  L’Etat guinéen a déjà consenti des efforts importants pour lutter contre le paludisme et continue  de poursuivre ses efforts à travers des soins de santés primaires depuis 1987 », reconnait le nouveau Directeur de Plan International Guinée.   Cette approche, selon lui, est  suivie et encouragée par les partenaires au développement. C’est dans ce cadre, dit-il,  que le fond mondial  a financé ce projet dans  les zones  holo et hyper endémiques de la Guinée, notamment dans les régions de Kankan et N’zérékoré.

Avant d’ouvrir les travaux, Sarangbè Camara, gouverneure de la région de Kindia, a remercié les  initiateurs et les partenaires de ce projet. Qui, selon elle, contribuera à réduire considérablement les effets pervers du paludisme dans les zones ciblées. «  Etant entendu  que les enfants et les femmes en grossesse sont les premières victimes, ce projet devra permettre à leurs parents d’utiliser les frais médicaux, parfois très élevés, à d’autres fins », a-t-elle déclaré.

Pour la période allant de 2018 à 2020, selon la Directrice du projet palu au niveau de Plan International Guinée,  Fatoumata Diakité,   le Fonds mondial  de la lutte contre la tuberculeuse, le VIH et le paludisme met à la disposition de la Guinée, une bagatelle d’un peu plus de  4 millions 64 milles dollars dans le cadre de la lutte contre le palu. Pour exécuter ce projet, dit-elle,   Plan International Guinée  a bénéficié d’un financement pour le volet  ‘’prévention’’  de  la maladie dans les régions de Kankan et N’zérékoré.

 Dans ces localités comme dans beaucoup d’autres de la Guinée,  le paludisme sévit. Selon une étude récente,  durant la recrudescence saisonnière,  chaque personne est victime de 100 à 400 piqures infectantes  de moustiques par  an. Conséquences : le paludisme constitue la première cause de  consultation, d’hospitalisation et de  décès  dans les structures sanitaires.

A l’issue de ce projet,  Plan International  Guinée voudrait avoir réussi à protéger 90% de la population des zones couvertes  , avec  des mesures de prévention efficaces.

Compte rendu Gilles Mory Condé envoyé spécial

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