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SANTE NEONATALE : acteurs locaux et étrangers échangent leurs expériences sur la problématique

2,6 millions d’enfants dans le monde sont décédés pendant leur premier mois de vie, ce qui représente environ 7 000 décès de nouveau-nés par jour. Et sur l’ensemble des décès d’enfants de moins de 5 ans, 47 % sont survenus chez des nouveau-nés, souligne le rapport publié par le groupe inter-organisation pour l’estimation de la mortalité juvénile. Cette mortalité néonatale est liée à l’absence des soins de qualité dispensés par un personnel bien formé. En Guinée, la mortalité néonatale a été estimée à 32 pour 1000 selon les données provisoires de l’Enquête Démographique et de Santé 2018.

C’est pour inverser cette tendance que s’est tenu les 22 et 23 novembre 2018, le Forum national consultatif sur la santé néonatale à Conakry, avec pour slogan : « pour chaque nouveau-né, une chance de survivre ». Il a regroupé des experts venus de la sous-région ouest-africaine, des institutions et ONG internationales intervenant sur la thématique, les cadres du département de la santé, des ministères concernés et de la société civile.

Pour ouvrir les travaux, le secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Sékou Condé, représentant le ministre d’Etat, ministre de la Santé, était entouré des représentants de l’UNICEF, Marc Rubin et de l’OMS, Dr Alfred Georges Ki-Zerbo.

© UNICEFGuinea/Afreecom

En effet, pour les partenaires techniques et financiers et le Gouvernement, la santé du nouveau-né est un droit fondamental conformément à la convention relative aux droits de l’enfant. C’est ainsi qu’en 2014, la 77ème assemblée mondiale de la santé a approuvé le plan d’action pour chaque nouveau-né en vue de mettre fin à la mortalité néonatale, aligné sur l’objectif 3.2 des objectifs de développement durable. C’est pourquoi dira Dr Alfred Georges Ki-Zerbo, le représentant de l’OMS et intervenant au nom des partenaires techniques et financiers « l’OMS et ses partenaires recommandent aux pays d’améliorer la qualité des soins prodigués à la mère et au nouveau-né, d’améliorer les soins immédiats néonatals et postnatals, la vaccination, la prévention et le traitement des infections, les soins aux prématurés et aux enfants de faible poids de naissance et la nutrition. Il est également conseillé de réduire les inégalités conformément aux principes de la couverture sanitaire universelle, de promouvoir l’engagement des mères, des familles et des communautés et de leur donner les moyens d’accéder à des soins de qualité pour les mères et les nouveau-nés, et même d’exiger de tels

© UNICEFGuinea/Afreecom

soins.»

Les participants ont échangé pendant deux jours leurs expériences sur la problématique de la santé néonatale. Ces échanges avaient pour objectif de trouver des voies et moyens devant permettre de réduire davantage la mortalité néonatale d’ici à 2020. Mais également de susciter l’engagement de tous les acteurs concernés. « Le présent forum vise à attirer l’attention de tous les acteurs, les professionnels de la santé, les autres départements ministériels, les autorités locales et religieuses, les organisations de la société civile, les parlementaires, de même que les partenaires techniques et financiers ainsi que les communautés sur la nécessité de renforcer les mesures en faveur de la santé des nouveau-nés » confirmera Dr Sékou Condé, secrétaire général du ministère de la Santé, représentant le ministre d’Etat, Ministre de la Santé.

Saa Momory KOUNDOUNO UNICEF Guinée

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