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SANTE/GUINEE : une brigade spéciale pour traquer les faux-médicaments.

Dans le cadre de la lutte contre les faux médicaments en Guinée, le Haut-Commandement de la gendarmerie nationale, en collaboration avec le ministère de la Santé et l’accompagnement des partenaires techniques et financiers dont l’ambassade de la  France  en Guinée, vient de mettre en place la BRI-medecrime, la brigade de  répression des produits illicites et susceptibles d’affecter la santé des populations. Une initiative consécutive à la ratification, en 2015, par la Guinée de la convention Médicrime, contre les faux médicaments. Le lancement des activités de cette unité, perçu comme une démarche avant-gardiste, a eu lieu ce vendredi 14 décembre 2018 à l’escadron mobile numéro 3 de Matam, par le général Ibrahima Baldé.

Selon Dr Mamadouba Fougué Camara commandant de la BRI- Medicrime cette brigade  de répression  constitue le  premier maillon de la convention de  médicrime  cité en ses articles associés 15, 16, 17, 18, 19 et 20 de ladite convention. Elle est un service de police judiciaire ayant une compétence nationale.

En effet, cette première brigade spécialisée en république de Guinée dans la lutte contre les faux médicaments  a spécifiquement pour mission  de :

  • lutter contre la criminalité relative à la contrefaçon des produits médicaux et les atteintes à la santé publique,
  • veiller au respect et la mise en œuvre efficace des dispositions de la convention medicrime en république de Guinée,
  • protéger les droits des victimes des infractions établies conformément à ladite convention,
  • protéger la santé publique en promouvant la coopération nationale et internationale.

Le général Ibrahima Baldé, haut commandant de la gendarmerie nationale et  directeur  de la justice militaire a, dans son allocution de remerciements aux partenaires pour leur accompagnement, lancé un appel à tous les acteurs impliqués dans la lutte contre les médicaments contrefaits santé : «  C’est une œuvre nationale. Nous avons posé les premiers pions et le second pion, c’est la mise en place du comité consultatif auprès de monsieur le ministre d’Etat en charge de la santé publique», dit-il

Toutefois, le général Baldé estime que dans cette bataille, le rôle de la presse est crucial. Ainsi, aux médias, il lance subtilement un appel à la collaboration « La presse va nous aider  à lutter contre les médicaments contrefaits sans interpeller quelqu’un, à son initiative et à notre demande. J’ose dire que sans la presse, cette lutte  va échouer. Mais je sais qu’il y a  certains qui vont démarcher pour que la presse ne fasse pas correctement son travail. Mais nous veillerons à ce qu’elle fasse correctement son travail », déclare-t-il.

Le caractère collectif de la lutte, l’ambassadeur de France en Guinée l’a également noté.  «  Ce sera une action collective qui permettra de lutter contre ce mot terrible. Parce que, je crois que l’enjeu est clair, il s’agit de protéger la population guinéenne de l’utilisation des faux médicaments et des médicaments contrefaits. La mise mise en place de cette brigade spéciale est donc une victoire. Mais ce n’est qu’une première victoire. Je crois que le plus dure encore est devant nous », fait remarquer Jean-Marc Grosgurun.

La cérémonie a pris fin par la remise des habilitations aux officiers de policiers devant servir au sein de  cette unité.

A préciser que la ratification de la Convention de Medicrime du Conseil de l’Europe par la Guinée est en grande partie fruit d’un plaidoyer mené par l’ONG, France Guinée Coopération dont la présidente, Pascale Vanneaux, était à la cérémonie de lancement de la brigade spéciale.

Balla Yombouno

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