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RELIGION : une conférence autour de la Zakat

Le Centre international de recherche et de documentation (CIRD) sis à Kipé Dadia a organisé ce 9 juin, une conférence sur le « rôle de la Zakat dans la lutte contre la pauvreté et le chômage ». Le débat a été animé par Dr. Mamadou Lamine Diallo, Directeur du Fonds national de la Zakat. Lequel, tout au long de son exposé, est revenu sur la nécessité pour un fidèle musulman de s’acquitter de cette obligation religieuse et souligné les conséquences résultant du refus de se plier à ce troisième pilier de l’islam.

«  Aujourd’hui, d’après les calculs que nous avons fait, la somme qui nécessite de faire des zakats est de 24 millions. Donc, tous ceux qui sont en dessous ne sont pas imposables», a déclaré le conférencier. Selon lui,  tout musulman qui refuse de s’en acquitter court à sa faillite.

La périodicité du paiement de la Zakat, dit-il,  est fonction de la profession et, ajoute-t-il,  le montant à prélever est inversement proportionnel à l’effort fourni. « Quand vous êtes  commerçant, votre périodicité est une fois dans l’année, soit tous les 354 jours. Tandis que pour les produits agricoles, c’est 5%  à chaque récolte. Si votre plantation bénéficie d’une irrigation naturelle, c’est à dire que vous n’allez pas puiser de l’eau pour irriguer votre champ, vous prélevez 10%. En ce qui concerne les produits du sous-sol, il faut 20%. Pour les cadres qui ont un salaire garni,  c’est chaque fin du mois », a expliqué Dr Lamine Diallo. Il souligne l’existence de la  Zakat El-Fitr. « Il valide le jeûne du mois de ramadan à la fin de celui-ci et correspond à 2,5 kg », a-t-il précisé.

Selon lui, la Zakat est orientée vers une catégorie de personnes bien déterminée parmi lesquelles ceux qui travaillent pour la Zakat, ceux qui sont lourdement endettés, les voyageurs en détresse, etc. D’où son rôle dans la lutte contre la pauvreté et le chômage «  Si le nanti sait qu’en travaillant lui-même, il doit prélever moins de son argent, il va adopter cette approche. Et s’il adopte cette approche, il sera obligé d’employer plus de personnes », dit-il.  La zakat, affirme-t-il, ne peut être distribuée hors de la région où elle est récoltée que lorsque tous les nécessiteux ont été satisfaits dans cette localité.

En Guinée, dit-il,  la Zakat n’est destinée qu’aux personnes démunies. Or, indique-t-il, elle doit également être une source d’investissement pour elles. Pour  y remédier, selon lui,  le Fonds national de la Zakat se rabat sur des campagnes de sensibilisation. « Nous attendons les opérateurs économiques,  les agriculteurs, les éleveurs, etc. C’est ce qui va nous donner la force nécessaire pour venir à bout des problèmes de notre communauté », a conclu Dr Mamadou Lamine Diallo.

Rappelons que la Direction du fond national de la Zakat est placée sous la tutelle du secrétariat général des affaires religieuses. Elle a été instituée en 2010.

Hawa Bah

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