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RATOMA: une journée de grève suivie

Dans l’essentiel des établissements scolaires publics de la commune de Ratoma, du lycée Sonfonia en passant par celui de Lambanyi jusqu’au lycée  kipé, Il n’y a presque pas eu de cours.  Au lycée Lambanyi, les quelques élèves qui se sont déplacés ont été obligés de rebrousser chemin. A propos, le proviseur de l’établissement qui a reçu un appel du directeur communal de l’éducation  et n’ayant pas d’explication à fournir à ce dernier a dû lui  raccrocher au nez. «  C’était le DCE au téléphone, Il me dit de prendre le personnel administratif et de réunir les élèves en classe, même  pour des causeries », dit-il,  ignorant notre présence sur le lieu. Sur place,  seuls deux enseignants sur seize programmés de 8h à 12h étaient en classe. Les élèves,  venus en petits groupes,  on finalement  repris le chemin de la maison.

A Foula Madina, l’atmosphère  était très tendue. Élèves et policiers se regardaient en chiens de faïence. Un enseignant rencontré dans la foulée essaie de dissuader les élèves d’en découdre avec les agents. En réalité, ces élèves n’étaient pas contents de voir ceux des écoles privées suivre des cours.  «  Ce sont les élèves du lycée Sonfonia qui sont venus nous agresser ici pour nous empêcher de donner des cours »,  explique un enseignant du groupe scolaire  Hadja Habibata Tounkara qui avait requis l’anonymat.

Un élève du lycée Sonfonia  justifie leur agissement : «  on est resté à l’école jusqu’à 9h sans voir les enseignants. On s’est décidé  de venir faire du côté de cet établissement privé. C’est ainsi que les policiers sont venus nous disperser avec des gaz  lacrymogènes. Ils ont même frappé certains  d’entre nous ».

Au lycée Kipé, toutes les salles  étaient vides. Le proviseur de l’école, Amara Balla Toké raconte : «  les élèves sont venus en masse, mais seuls 8 enseignants sur 23 ont répondu présents ». Pendant ce temps, quelques élèves en classe d’examen révisent dans l’une des  salles. Parmi eux,  Kemo Traoré. Il a déclaré qu’il ne peut pas s’absenter  étant donné qu’il a un examen à passer. « J’ai été choqué de l’absence des enseignants», dit-il.

A Petit Simbaya, dans la seule école publique du quartier, le complexe scolaire ‘’Petit Simbaya’’, les  élèves se sont regroupés pour  causer pour ainsi combler l’absence des enseignants.  Par précaution, la plupart des établissements privés alentour ont relâché les enfants par la suite.

Hawa Bah

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