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PROCESSUS BUDGETAIRE : vers une plus grande implication de la société civile

Avec les difficultés de mobilisation de ressources auxquelles elle est confrontée, l’Afrique est dans une nécessité quasi-absolue de relever le défi d’une gestion vertueuse par le biais de la transparence. Un défi qui passe par une plus grande implication de la société civile dans le processus budgétaire. D’où la tenue récente à Conakry d’un atelier à dimension africaine sur le renforcement des capacités techniques des organisations de la société civile sur le processus d’élaboration et de documentation budgétaire. Réunissant des participants venus du Benin, de la RCA, de la Tanzanie et de la Guinée, la rencontre s’est terminée sur une note de satisfaction. Le premier ministre a présidé la cérémonie de clôture qui se tenait hier.

Très clairement, Ibrahima Kassory Fofana a mis en exergue le défi qu’ont les pays africains par rapport au financement de leur développement. Un défi que, selon lui, le gouvernement prend en compte, au titre du Plan national de développement économique et social (PNDES), en promouvant la bonne gouvernance financière. « Cela implique notamment d’introduire une très grande transparence dans la gestion des finances publiques », note-t-il.

Ce qui passera, à l’en croire, par une traque systématique des agissements des cadres qu’il qualifie de ‘’bandits à col blanc’’, responsables à ses yeux,  du retard dans la mise en œuvre de certaines réformes en Afrique. Pour ce qui est de la Guinée, promet le PM, «nous voulons construire avec la société civile guinéenne, dans le cadre de ce partenariat nouveau, un système de gestion financière publique plus efficace, plus transparente et plus efficiente au bénéfice des concitoyens ». Plus concrètement, annonce-t-il : « la société civile sera impliquée dans la conception des stratégies et la mise en œuvre des politiques publiques visant à optimiser les finances publiques. (Car) la société civile est le meilleur relais auprès des populations pour informer, motiver et susciter la réforme ». De fait, à son avis, le partenariat Etat-société civile est particulièrement indiqué pour les « pays où les résistances à la reformes peuvent être fortes car, les bandits à col blanc sont suffisamment organisés pour bloquer ou freiner les différentes initiatives de réforme ne dorment pas ».

Pour sa part, Béa Ginette, membre du CABRI en République Centrafricaine, se réjouit de la tenue de l’atelier et de toute la dynamique qui la sous-tend : « nous avons pris part à cet atelier sur invitation du CABRI parce que de notre côté, en Centrafrique, nous travaillons sur la redevabilité et la transparence. Cet atelier a été très enrichissant grâce au partage que la République sœur du Benin à fait. Nous avons tiré beaucoup de leçons qui vont nous aider pour la suite de notre travail au pays. »

Enfin, Aboubacar Sylla, administrateur de la PCUD, estime que la formation dont il a bénéficié pourra permettre aux acteurs de la société civile de contribuer à la mise en place du partenariat envisagé entre le ministère du Budget et la société civile pour que le cadre soit formel afin de mieux veiller sur les dépenses publiques.

Ibrahima Kindi BARRY

621 265 823

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