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OUVERTURE DES CLASSES: le SLECG menace

Il y a quelques jours, le secrétaire général du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) faisait part de son optimisme quant à la réouverture des classes dans un climat de sérénité. Son assurance, Aboubacar Soumah la puisait dans la bonne foi qu’il croyait entrevoir de la part du gouvernement que conduit Ibrahima Kassory Fofana. Eh bien, depuis cette sortie, les choses ont considérablement évolué. En particulier, depuis la sortie du premier ministre sur le plateau de la RTG, les syndicalistes, quoiqu’en négociation avec la partie gouvernementale autour des 8 millions, sont plus méfiants. Déclarant à l’occasion de cet entretien télévisé qu’il n’est pas question d’accorder les 8 millions réclamés par le SLECG comme salaire de base, le chef du gouvernement a fini par irriter les enseignants. Qui n’excluent plus de boycotter la reprise des cours.  

Se réunissant ce mardi pour notamment tirer les leçons de cette sortie du premier ministre, les responsables des bureaux communaux du SLECG de Conakry et des secrétaires généraux de quelques bureaux préfectoraux, ont en particulier décider d’ériger les négociations en cours avec le gouvernement en préalable à la reprise des cours. En somme, si les négociations en question ne sont pas sanctionnées par un accord, les enseignants pourraient bouder les classes le 3 octobre prochain.  Parce qu’aux yeux des syndicalistes, l’argument selon lequel il n’y a pas de ressources pour faire face à leurs revendications ne tient pas. A propos, Yénè Joseph Traoré, premier secrétaire aux conflits du SLECG a pris l’exemple des redevances tirées du secteur téléphonique. Se fondant dessus, il pense que l’Etat fait suffisamment de recettes pour pouvoir faire face aux problèmes des enseignants.

En ce qui le concerne, le deuxième secrétaire général, Oumar Tounkara, a indiqué que les vacances se poursuivraient jusqu’à ce que le gouvernement « trouve une solution à notre revendication« .

Des parents d’élèves et des élèves qui seraient tout naturellement affectés par une éventuelle crise, Aboubacar Soumah sollicite par anticipation de la compréhension.  « Les parents d’élèves nous ont demandé de bien vouloir accepter que les examens nationaux se tiennent. Nous avons accepté leur demande. Vous savez dans quelles conditions ces examens se sont déroulés », rappelle-t-il. , « Mais aujourd’hui, martèle-t-il aussitôt, le gouvernement se trouve incapable de satisfaire nos revendications. Or, les enseignants guinéens estiment qu’ils ne sauront plus continuer à vivre dans cette pauvreté« 

Au-delà des propos du premier ministre, les responsables et membres du SLECG sont remontés par des manœuvres en sourdine qui, selon eux, viseraient à court-circuiter leur mouvement. La mise en place, il y a quelques jours, du Syndicat national de l’éducation (SNE) à Kindia s’inscrirait dans cette dynamique visant à saper l’adhésion des mots d’ordre du SLECG.

Hawa Bah

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