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N’ZEREKORE : le transport mixte dénoncé par le syndicat

En dépit de ses conséquences souvent tragiques et des multiples campagnes de sensibilisation, le transport mixte persiste dans la ville de N’zérékoré. Lors des marchés hebdomadaires, passagers et bagages sont entassés dans les véhicules communément appelés Kia Motor, avec tous les risques que cela comporte.  Une situation que condamnent les responsables syndicaux  des transporteurs routiers.

A N’zérékoré, les véhicules exclusivement destinés aux passagers ne manquent pas. Cependant, ces derniers préfèrent emprunter les six roues dont on se sert normalement pour le transport des marchandises. Ce qui, comme l’ont démontré de nombreux accidents relevés dans la région, accroit les risques.

Pourtant, selon El hadj Youssouf Doumbouya, vice-président et chargé de l’administration de l’Union des transporteurs routiers de N’zérékoré, le transport mixte est interdit sur toutes ses formes en Guinée. Les véhicules habilités à transporter les personnes sont les taxis, les minibus et d’autres petites voitures. Les autres gros véhicules à commencer par les six roues, sont quant eux, destinés au transport des marchandises, précise-t-il. Situant les responsabilités, il accuse essentiellement les passagers. « Chez nous ici, dit-il, ce sont des passagers qui  sont à la base de cette pratique. Comme la zone est purement agricole, on produit beaucoup de choses et lors du transport de ces produits, les passagers exigent des chauffeurs de les transporter ».

Toutefois,  El hadj Youssouf Doumbouya pense que la persistance du phénomène du transport mixte est aussi liée au déficit d’agents de la police routière. Dans toute la ville, ils ne seraient que 10 agents. D’où des initiatives locales susceptibles de limiter les risques : « Nous demandons aux usagers de la route qui vont dans les marchés hebdomadaires de nous faire signe au cas où il ya crise de véhicules. Dans l’éventualité où il y en a, nous envoyons des véhicules pour ne pas qu’ils aient à emprunter les six roues ».

Pour sa part, le secrétaire administratif de la section syndicale, professionnelle et mécanique générale, Amara Camara, s’est penché sur les accidents, avec en filigrane les causes les plus répertoriées. Ainsi, selon lui, à hauteur de 50%, les accidents sont dus au non-respect des panneaux de signalisation, 25 %  à l’excès de vitesse, 12 % à l’alcoolisme, 8 % à la surcharge et 5 5 % à l’Etat de la route.

Niouma Lazare Kamano, correspondant régional Guinée forestière.www.ledjely.com

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