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LOUIS M’ BEMBA SOUMAH: « Nous sommes subventionnés par l’Etat »

Au lendemain de l’exclusion d’Aboubacar Soumah et d’autres syndicalistes du SLECG et de l’USTG, dans une interview qu’il a accordée ce matin même à notre rédaction, le Secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée,  Louis M’Bemba Soumah  est largement revenu sur  les raisons de la décision d’exclusion prononcée hier.  Il a en profité pour préciser que cette décision est « irréversible ».  Pour ce qui est des accusations selon lesquelles lui et ses camarades auraient été manipulés par le pouvoir via de l’argent à eux remis, il répond que le syndicat, au même titre que les médias, est « subventionné par l’Etat ».

« Nous ne pouvons pas admettre et comprendre qu’un syndicaliste, membre du bureau national officiel se permette de mener activités  en dehors du bureau du syndicat, sans qu’il n’en soit autorisé.  Il  s’est permis de procéder par effraction à destruction de la porte du trésorier pour   voler les cartes qu’il  est allé  distribuer. Il s’est même permis d’imprimer des cartes de membres sans autorisation du bureau exécutif.  Il se permet d’organiser des rencontres, des assemblées générales en son nom personnel, alors qu’il est membre d’un bureau. Il se permet aussi de dénigrer les gens, raconter du n’importe quoi sur les ondes, supposant  qu’on est vendu, qu’on reçoit de l’argent. Il a aussi utilisé les jeunes qu’il a ramassés  par-ci  par-là qui ne sont pas syndicalistes pour les envoyer à l’intérieur du pays dans l’intention de  refaire les élections et remettre en place d’autres bureaux du SLECG. Alors qu’il n’est membre d’un bureau, même pas le premier responsable et  il n’a reçu aucune autorisation », ce sont là les griefs que Louis M’Bemba Soumah impute à Aboubacar Soumah et qui justifieraient son exclusion.

Quant à l’argent que ce dernier les accuse d’avoir perçu pour l’exclure, il en parle ainsi : « on est subventionné aussi comme vous les journalistes. On a reçu une partie de la subvention de l’Etat. L’Etat même nous a demandé d’aller informer les gens de ce qui a été obtenu du protocole d’accord pour qu’ils  comprennent ».

Au sujet de la décision même, M. Soumah se veut catégorique : « Notre décision est irréversible,  parce que ce qu’il a fait dépasse  les bornes.  Nous sommes régis par des textes de lois et  des règlements. Il les a piétinés carrément, alors qu’il a été averti plusieurs fois ».

Il est cependant à préciser que ce matin, chez nos confrères d’Espace FM, Aboubacar Soumah, rejetant en bloc toutes ces accusations, avait indiqué avoir agi conformément aux délibérations de l’Assemblée générale du SLECG. A l’époque, il était, dit-il, en bonne intelligence Louis M’Bemba Soumah qui l’accuse aujourd’hui. Ce dernier se serait en quelque sorte rétracté parce qu’ayant touché de l’argent. 100 millions GNF, précise-t-il. Quant à la décision de son exclusion, il dit qu’elle est « nulle et nul effet ». D’autant que lui serait avec « la base ».

Propos recueillis par Balla Yombouno

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