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KONKOURE (MAMOU) : le sous-préfet se réjouit de l’adduction d’eau

Située à 23 km de Mamou, la sous-préfecture de Konkouré abrite 7 districts et compte 13 039 habitants. Là, c’est une foule en liesse qui a réservé un accueil chaleureux à la délégation de l’UNICEF venue constater de visu, l’impact du projet de forages qu’elle a réalisé grâce au financement de la Banque mondiale. Amadou Bah, le sous-préfet s’est réjoui de la réalisation de cette adduction d’eau potable qui vient ainsi sonner le glas de plusieurs années de calvaire lié à l’approvisionnement en eau potable qu’a connu sa localité.

« Avant la réalisation de cette adduction, les maladies liées à l’eau étaient récurrentes au niveau de la population. On parcourait 3 à 4 km pour chercher de l’eau qui n’était quasiment pas potable. Tous les puits qui étaient là ont tari et nous sommes à 300 m de la chute du fleuve Konkouré qui a complètement tari. Depuis l’année dernière, nous avons eu la chance d’avoir une adduction d’eau potable. Aujourd’hui, 5 districts sur 7, viennent puiser l’eau potable chez nous. Nous sommes satisfaits et prions tous les jours pour tous les partenaires impliqués dans la réalisation de cette adduction d’eau potable », déclare-t-il.

Les habitants de la sous-préfecture de Konkouré n’ont pas été les seuls à avoir vécu ce calvaire. Ceux du quartier Horè Fello, secteur 1, situé à l’entrée de la commune urbaine de Mamou en ont aussi fait les frais. Hadja Nènè Camara, bénéficiaire, a égrainé les maux comme l’insécurité, la perte de temps, les maladies diarrhéiques auxquels la population était exposée avant la construction de ce forage : « Avant, on se levait à 2 h du matin pour aller à la Jamaïque située à 1 500 m d’ici, faire la queue jusqu’aux environs de 8 h 30–9 h pour avoir un bidon d’eau de 20 litres. Avec toute l’insécurité qui se trouve dans ce coin. Les gaillards venaient nous barrer la route, agressaient les gens, les dépouillaient de tout ce qu’ils trouvent sur eux. Et il fallait aussi se battre pour avoir de l’eau ». Poursuivant, elle ajoutera, « L’eau qu’on puisait dans les puits était vraiment impropre à la consommation. C’était de la boue, il fallait la filtrer pour pouvoir au moins l’utiliser pour laver les habits, la maison et les ustensiles de cuisine. L’on perdrait beaucoup de temps pour purifier l’eau avant de l’utiliser pour la cuisine ».

Les élèves n’étaient pas en marge de ces difficultés liées à l’accès à l’eau potable, poursuit Hadja Nènè Camara « L’eau impropre les rendait souvent malades. Le poste de santé recevait les élèves à longueur de journée pour des maladies liées à l’eau. Avec l’arrivée de ce forage, il y a de l’engouement car le forage se situe entre deux écoles de 670 et 410 élèves et un poste de santé. Les élèves sont servis en eau et il y a moins d’affluence au poste de santé depuis la réalisation de ce forage. Tu vois, même le poste de santé est fermé », explique-t-elle.

À quelques mètres du forage et en suivant des élèves qui étaient venus puiser de l’eau, nous avons rencontré Boubacar Sampil Barry, Directeur de l’école primaire publique de Horèfello : « Pour avoir de l’eau, les enfants partaient au marigot. Et vous savez, l’eau du marigot n’est pas du tout salubre surtout pour la consommation. Parfois, les enseignants demandaient aux élèves de chercher de l’eau en venant à l’école et cela jouait sur la fréquentation des classes car ils ne trouvaient de l’eau ni chez eux ni dans le quartier. S’ils ne trouvaient pas l’eau, ils refusaient de venir en classe de peur d’être sanctionnés par les enseignants », nous confie Boubacar Sampil Barry. »

D’après M. Sampil, en 2012, une mission de la santé avait décelé que 70 % des élèves étaient atteints de maladies diarrhéiques : « depuis la réalisation de ce forage, on a de l’eau potable sous notre nez, les maladies diarrhéiques ont diminué, les classes sont propres tout le temps, les latrines aussi, etc.. C’est vraiment un ouf de soulagement pour nous les encadreurs, les élèves, les parents d’élèves et toute la communauté », se réjouit le Directeur de l’école primaire publique de Horèfello.

Piloté par le Ministère de la santé, ce projet devant contribuer à l’amélioration de la qualité et l’efficacité des soins de santé à travers l’accès à l’eau potable pour les agents de santé et les populations de manière durable, a été financé par la Banque mondiale pour un montant d’un million de dollars à travers l’UNICEF. À la clé, la construction à date de 36 forages, 7 AEP (Adduction d’Eau Potable) et la réhabilitation des systèmes AEP de 4 centres de santé dans 48 structures sanitaires dans la région de Mamou.

Ibrahima Sory Kaba pour UNICEF Guinée

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