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KINDIA : l’eau se fait rare dans les robinets

Depuis plusieurs semaines, l’eau ne sort pas des robinets de Kindia. Se procurer d’une seule goutte du liquide précieux est conséquemment devenu particulièrement difficile. C’est la débrouille, avec tout ce que cela comporte comme risques notamment sanitaires.

Confrontés à la pénurie, les citoyens, désemparés, recourent aux rivières, notamment Takhou et Wawa qui traversent la ville. « J’ai quatre enfants, des enfants des parents et mes beaux-frères à la maison. Je réveille les enfants à cinq heures du matin pour aller chercher de l’eau », explique Mariama Keita, citoyenne du quartier ‘’Abattoir’’. Une corvée qui fait que plus de trois fois la semaine dernière, les enfants sont allés en retard à l’école et n’ont donc pas pu étudier. « Le soir aussi, il leur faut également chercher de l’eau dans les mêmes conditions difficiles. Ils n’ont même pas le temps de réviser leurs leçons correctement. Ils se couchent parce qu’ils sont fatigués », ajoute-elle. Et le cas de Mariama est loin d’être isolé.

Selon les autorités sanitaires, l’utilisation de l’eau de rivière n’est pas sans risques pour la population. « Ces rivières sont impropres. Elles sont mal entretenues, on y jette les ordures et déverse des eaux souillées », prévient Alia Bangoura, habitant de Manquépas. Mais, les « femmes n’ont pas de choix », s’avise-t-il.

Sollicité par notre rédaction, El hadj Bah Souleymane Wansan, Directeur régional de la SEG se défend : « il y a certains quartiers qui ne gagnent pas  d’eau pendant une semaine.  A la station à Kilissi, il y a deux pompes de refoulement qui tournent à la fois, c’est ce qui nous donne normalement les 245 m3 par heure. Mais une pompe s’est arrêtée, c’est ce qui fait que les clients qui sont dans les hauteur ne gagnent pas d’eau, tels que Kassia III, Abattoir, Gangan, Kenendé, Féréfou et Sinanya.». A en croire, Mamadi Komara, directeur de la maintenance, la panne qui paralysait la deuxième pompe a même été réparée.

Pourtant, au quartier Condetta, Ramatoulaye Soumah affirme que, pour le moment, il n’y a toujours pas d’eau dans son robinet. « Nous sommes impatientes parce qu’en ce mois de mars, les puits sont presque secs. Le problème d’eau est très difficile dans notre quartier », se plaint-elle.

KINDIA, Balla Fakoly, correspondant régional, ledjely.com

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