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GREVE : Kaloum au… ralenti !

Habituellement très en marge des mouvements de grève, en ce lundi matin, début d’une nouvelle série de grève perlée déclenchée par l’Inter-centrale, CNTG/USTG, Kaloum vit au ralenti. Dans l’administration et les entreprises privées, la morosité est une évidence.

Sur  la 6ème avenue,  au siège du Conseil économie et social (CES), la porte principale est  fermée. Les rares cadres qui sont venus sont passés par la seconde porte, située près du parc souterrain. Or, d’habitude,  beaucoup de véhicules  garaient devant ce bâtiment.  Il en de même pour les départements ministériels, où les rares fonctionnaires en place sont pratiquement inoccupés.

Quant à la circulation, est d’une fluidité qui atteste du caractère anormal de ce début de semaine. Quelques taxis et véhicules de particuliers circulent certes. Mais au niveau des carrefours, les passagers s’impatientent.

Le commerce, lui aussi, est affecté. Au  marché Niger par exemple, les boutiques et magasins situés au bord de la route sont ouverts, pendant que  ceux qui sont à l’intérieur du marché sont  en majorité fermés.

 Assis devant sa boutique, Amadou Sow  est en colère. «  Je ne suis pas du tout content.  Il faut que l’Etat arrête de  faire souffrir  les pauvres citoyens. Je n’ai eu aucun client depuis le matin. Cette grève n’est pas bonne pour nous », a-t-il dit.

Au niveau des banques,  on note l’absence de certains agents dans les caisses. «  Je suis  sorti de chez moi à 5h30 minutes et difficilement je suis arrivé en ville ce matin.  Voilà que je veux faire un retrait, mais il n’y a pas d’agent au niveau des guichets»,  a déploré un client qui a requis l’anonymat.

Selon certains banquiers, l’absence de leurs collègues est dû au fait qu’ils n’ont pas pu venir au service étant donné qu’ils logent en haute banlieue.

Balla Yombouno

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