ledjely.com

GINA DICK BOGUIFO : « J’ai bien apprécié le Salon international du livre de jeunesse de Conakry »

Gina Dick Boguifo est une auteure ivoirienne qui participait pour la première fois au Salon international du livre de jeunesse de Conakry (du 28 novembre au 1er décembre, ndlr). Et elle en repart avec des impressions positives sur l’événement littéraire dédié aux jeunes et aux tout-petits. Se prêtant aux questions de notre rédaction en marge du Salon, elle se prononce sur la différence entre écrivain ordinaire et écrivain de livre de jeunesse. Par ailleurs, elle avoue appartenir à la vieille école et qu’elle n’a pas encore céder à la tendance numérique. Pour autant, elle connait les avantages et les opportunités qu’offre aujourd’hui internet. Bref, elle ne le déconseille guère.

Ledjely : Est-il aisé d’écrire des livres de jeunesse ?

Oui, pour ma part, je remercie le Seigneur parce que j’écris facilement les livres de jeunesse. Quand j’ai soudainement une inspiration, c’est sur place, dans la journée, que j’écris. Et après évidemment, il faut le retravailler. J’ai plein d’histoires comme ça que je n’ai pas terminées.

Qu’est-ce qui vous différencie des écrivains de livres ordinaires ?

Tout d’abord, les autres écrivent des romans, c’est plus long. Ensuite, leurs cibles sont des adultes et nous nous ciblons les enfants.  Donc, il faut tenir compte de certains paramètres en écrivant : le choix du vocabulaire, les images et les couleurs.

Et même au niveau de la littérature de jeunesse, il faut tenir compte de la tranche d’âge : les tout-petits, les adolescents et ceux de 18 à 35 ans. Au niveau des tout-petits aussi, il faut tenir compte de l’âge de l’enfant. Si tu écris pour des enfants de 2 ans, ce n’est pas pareil pour ceux qui ont 7 ou 10 ans.

Vous êtes auteure, entre autres, de « Dansez maintenant’’. Parlez-nous-en ?

C’est une bande dessinée que les enfants aiment beaucoup. C’est une histoire de trois sœurs qui aimaient sortir le soir, mais c’étaient des sorties innovantes. Un soir, le papa et la maman étaient au salon, ils écoutaient la radio qui annonce qu’une fille a perdu la vie à l’hôpital des suites d’un accident. C’est ainsi que le père, inquiet, ira vérifier dans leur chambre et trouver des coussins disposés sur le lit, de sorte à prendre l’apparence d’une personne couchée. Pendant ce temps, elles s’amusaient en boîte. A leur retour, dès qu’elles ouvrent la porte, elles constatent que leur père se tient là, devant elles. Pour connaître la suite, il faut lire le livre.

Que doit faire un écrivain de livre de jeunesse pour s’adapter à la tendance du numérique ?

J’avoue que moi je suis de la vieille école. Je ne suis pas technologique. Même le portable que j’ai, je le manipule difficilement, tout ce que je sais faire c’est appeler et recevoir ; transmettre un message, transférer des fichiers, des choses comme ça.

Donc, comme je ne maitrise pas le numérique, je ne me lance pas dedans. Par contre, j’ai un recueil de poèmes sorti chez un éditeur qui est à Abidjan.  Lui, il évolue dans ce domaine, il m’a appelée pour me dire qu’il a lancé ça sur Internet, mais moi-même je ne suis pas allée vérifier pour voir comment ça y est et comment ça se passe. Toutefois, c’est une bonne chose. Avec le modernisme, quelqu’un qui est au Japon peut avoir accès à mon livre s’il est sur Internet. Mais, je ne compte pas m’y aventurer, surtout que j’ai des problèmes de vision. 

Que diriez-vous de l’initiative des Editions Ganndal à travers ce Salon international de Conakry ? 

C’est la première fois que je viens et je l’ai beaucoup apprécié. Le cadre est bien choisi, les ateliers avec les enfants aussi. Et nous sommes allés dans une école où nous avons rencontré des enfants de la 1ère à la 3ème année, on leur a parlé un peu de nos livres.  J’ai apprécié les petites questions innocentes et naïves venant des enfants.

Propos recueillis par Hawa Bah

Facebook Comments
Print Friendly, PDF & Email
sanso@ledjely.com, admin@ledjely.com Tel : 628 10 87 62

Laisser un commentaire

ledjely.com

GRATUIT
VOIR