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FORETS ZIAMA & DIECKE : la société civile élève de nouveau la voix

Les organisations de la société civile de la Guinée forestière demeurent toujours préoccupées par le sort des forêts classées de Ziama et de Diécké. Ainsi, elles ont tenu ce jeudi 11 avril une journée de réflexion, assortie d’un plaidoyer destiné à limiter l’exploitation des deux forêts.

Depuis la décision du 24 octobre 2016 portant mise en œuvre de la convention signée en 2002 entre l’Etat guinéen et la société Coujy Corporation, relativement à l’exploitation des forêts de Ziama et de Diécké, des voix ne cessent de s’élever contre cette décision. Ainsi, la société civile qui n’est pas à sa première réaction, a convié ce jeudi 11 avril 2019, plusieurs acteurs à se pencher sur cette question d’enjeu national, selon elle. Les acteurs en question sont des représentants des 9 communautés vivant en Guinée forestière, des confessions religieuses, des organisations des jeunes et des femmes, les élus locaux des zones concernées par l’exploitation, les autorités coutumières, les services techniques de l’Etat, les OSC ainsi que certains partenaires.

De fait, selon les organisateurs, l’application de la convention relative à l’exploitation sélective des forêts de Ziama et de Diécké va provoquer  plus de conséquences que d’avantages pour les communautés. « C’est pour cette raison nous interpelons et plaidons afin que le gouvernement notamment le chef de l’Etat puisse surseoir à cette décision », a expliqué le président préfectoral de la société civile de N’zérékoré.

D’ailleurs, aux yeux de Mathieu Manamou, la compétence de la société Forêt forte en charge de l’exploitation des deux ilots forestiers,  est en cause. « Nous avons mené des enquêtes dans 15 collectivités dont 45 villages où intervient la forêt Forte dans les préfectures de Lola, Macenta et N’zérékoré. Mais on a trouvé que les conventions signées entre les communautés et la société n’ont pas été respectées par la société. Ces forêts communautaires exploitées sont dévastées, aucun reboisement. Pour le moment, on a soumis Forêt forte à un examen et nous estimons qu’elle non qualifiée pour exploiter les deux forets », détaille encore Mathieu Manamou.

Si les acteurs issus de la société civile ont répondu à l’appel, tel n’a pas été le cas des autorités et même des représentants de Forêt forte. Et aucune raison n’a été donnée pour justifier leur absence.

Il convient de rappeler qu’au mois de novembre 2018, la société civile avait également plaidé pour la conservation de ces deux forêts.  Mais elle avait manifestement prêché dans le désert.

N’zérékoré, Niouma Lazare Kamano pour ledjely.com

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