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EDUCATION : une marche pacifique contrée

La marche pacifique que les enseignants avaient projetée pour ce lundi, a finalement été interdite. Dès hier, le préfet, à travers un communiqué radiodiffusé, avait menacé de réprimer les contrevenants. Mais pour les responsables du SLECG qui ont décidé de sursoir à leur manifestation, les menaces des autorités n’y sont pour rien.

Programmée pour ce lundi 3 décembre à travers toute la ville de N’zérékoré, la marche pacifique des enseignants n’aura désormais pas eu lieu. Pour étouffer le mouvement dans l’œuf, le préfet de N’zérékoré, El hadj Sory Sanoh, a indiqué dimanche que les normes pour organiser une manifestation n’ont pas été respectées. « Ni les autorités communales ni celles administratives n’ont été informées pour l’organisation d’une quelconque marche pacifique des enseignants. Donc, la marche de ce lundi est interdite », avait-il dit. Plus loin, il a intimé aux forces de l’ordre de prendre position devant les établissements scolaires et tous les lieux de regroupement prévus par les organisateurs de la marche. « Toute personne que vous allez prendre lors de cette marche, arrêtez-la et conduisez- la au commissariat central avant de les déférer devant la justice », avait ordonné Sory Sanoh.  Pour finir il avait demandé aux parents d’élèves, aux enseignants et aux élèves de ne pas suivre le mot d’ordre de grève.

Pour les responsables du SLECG de N’zérékoré, la non tenue de la marche s’explique par la doléance de l’organisation de la société civile qui a convoqué les enseignants grévistes et les bureaux d’APEAE à une rencontre dans la soirée de ce lundi. « Le report de la marche est fait à la demande du président régional de l’union des jeunes pour la paix et le développement de la Guinée forestière », a expliqué Fayala Doumbouya, secrétaire général du SLECG de N’zérékoré. A l’en croire, les menaces du préfet n’effraient pas les enseignants. « Nous n’avons pas peur, car nous ne sommes pas en mal avec la loi. La constitution nous autorise de faire des marches», indique-t-il.   Pour Fayala Doumbouya, les enseignants qui ont commencé à donner des cours doivent déposer la craie et observer la grève. « La souffrance, c’est pour un temps. Nous ne sommes plus loin de la victoire malgré le gel des salaires, tenons bon », a-t-il dit.

Il faut rappeler qu’à N’zérékoré, deux enseignants grévistes ont été arrêtés la semaine dernière lors de la marche organisée par le SLECG. Ils attendent toujours leur jugement.

N’zérékoré, Niouma Lazare Kamano correspondant régional pour ledjely.com

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