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ECONOMIE: Idrissa Thiam sur la facture énergétique

Si les citoyens sont enclins à réclamer sans cesse la fourniture du courant électrique, ils ne sont pas toujours en mesure de savoir de ce que la satisfaction de cette exigence peut coûter à l’Etat. Surtout si intègre la donne du non-paiement de la facture pour les populations. Eh bien, en marge du Forum international sur les politiques publiques organisé la semaine dernière par le ministère du budget, Idrissa Thiam, ministre conseiller à la présidence de la République, a essayé d’éclairer la zone d’ombre

Aujourd’hui, 75% de la facture guinéenne en électricité, vient du budget et cela pose un problème budgétaire énorme. Le volume de la subvention a considérablement augmenté. Avant mai 2015, on avait une distribution d’électricité dans Conakry et dans les corridors  du réseau interconnecté qui était de 6h en moyenne par jour. L’électricité était subventionnée. Mais entre 2012 et 2013, la subvention était fixée à 250 milliards de francs guinéens par an. A  partir de la mise en eau de Kaléta, la distribution d’électricité a considérablement augmenté. Il y’a des moments où  le  courant faisait 24 heures sur 24 dans les ménages et on continue de subventionner. Il se trouve qu’en  2016, on a dépassé le budget  de 400 milliards prévus  et cette année (2017), nous avons prévu 400 milliards de subvention. Mais peut-être que nous arriverons à 2000 milliards de subvention. C’est un problème budgétaire qui est énorme.

 Il faut absolument que nous posions les compteurs à prépaiement ; il faut absolument que le consommateur d’électricité paye sa facture. Il faut qu’on réduise toutes les pertes commerciales et toutes les pertes techniques afin de rééquilibrer les comptes de la société et que les ressources publiques n’aillent pas seulement dans la subvention.

Aminata Kouyaté

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