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DONGHEL SIGON : les autorités se réjouissent des avancées en matière de Santé

En juillet 2018, dans le but d’accroître l’accès universel aux soins de santé primaire, le ministère de la Santé et celui de l’Administration du territoire et de la Décentralisation avec l’appui financier de l’UNICEF, ont formé 187 agents de santé communautaire (ASC) et 1854 Relais Communautaires (RECO) issus des 40 communes de convergence. Les formations ont porté sur le dépistage des maladies à potentiel épidémique et des enfants malnutris, le suivi de la grossesse, la vaccination et la supplémentation en vitamine A.

À l’issue de la formation, ces ASC et RECO ont été dotés de kits comprenant des équipements, des médicaments, des registres communautaires et des boîtes à images. Ils ont été ensuite déployés sur le terrain pour informer, sensibiliser et orienter leurs communautés respectives vers les structures de santé pour leur prise en charge en cas de maladie.

À Donghel Sigon, situé à 72 Km au nord-est de la ville de Labé, les 4 ASC et 44 RECO déployés sur le terrain couvrent une population de 29 975 habitants, avec un centre de santé et 14 postes de santé dont 12 fonctionnels. Au bout de moins de trois mois d’activités, ils ont enregistré 430 naissances, recensé 2068 enfants de 0 à 59 mois, 64 femmes enceintes et dépisté 17 enfants malnutris sévères.

Faisant la navette entre la CPN (Consultation Prénatale), la CPC (Consultation Primaire Curative) et son bureau, Dr Saïdou Diallo, Chef de centre de santé de Donghol Sigon, nous apprendra qu’« avant le lancement du programme santé communautaire, on recevait environ 200 malades par mois, mais actuellement, l’on peut en recevoir jusqu’à 600. Auparavant, les gens se traitaient avec la médecine traditionnelle et refusaient de fréquenter les structures sanitaires.

Vraiment, les 44 RECO déployés abattent un travail formidable sur le terrain. Actuellement, la majeure partie des femmes viennent accoucher au centre de santé. Ce qui n’était pas le cas avant ».

Mamadou Lamarana Diallo, Agent PEV Donghel Sigon — ©UNICEF/ I.S. KABA

En ce qui concerne le suivi des activités sanitaires, seuls les membres des comités de santé venaient s’enquérir de la fréquentation du centre de santé. Maintenant, en plus des comités de santé, l’on note l’implication de la commune et des communautés. Amadou Oury Moussa Diallo, Maire de la commune rurale de Donghel Sigon, témoigne « en ce qui concerne le rapprochement des services de santé de la population à la base, je peux vous dire que nous avons le contrôle de la situation des soins de santé. C’est la première fois que nous avons les statistiques sur la situation des enfants de 0 à 5 ans, sur les femmes enceintes et le dépistage à temps des enfants malnutris dans notre communauté . Le rôle que nous jouons actuellement dans la mobilisation sociale pour les soins de santé primaire incombe aux services de

Dr Saïdou Diallo, Chef de Centre de Santé de Donghol Sigon — © UNICEF/ I.S. KABA

santé, mais nous les accompagnons pleinement ».

Impressionné par les avancées enregistrées ces derniers mois en soins de santé primaire dans la commune rurale de Donghel Sigon, Dr Fangamou Tomou, Directeur préfectoral de la santé de la préfecture de Mali située dans la région de Labé, renchérira « je n’ai jamais vu une telle mobilisation de la communauté autour des questions de santé depuis que je suis dans la santé publique. Le taux de couverture vaccinale est en train d’être amélioré, il est de même pour le dépistage des femmes enceintes par rapport au VIH, la malnutrition des enfants et la CPN recentrée est en train d’être bien exécutée. Tout ceci a été facilité par la forte mobilisation sociale des RECO récemment déployés à cet effet.»

En ce qui concerne la stratégie avancée pour ce qui est de la vaccination de routine et la récupération des enfants non vaccinés, Mamadou Lamarana Diallo, agent du Programme élargi de vaccination (PEV) de Donghel Sigon, saluera le travail titanesque des RECO sur le terrain « l’affluence des RECO a multiplié les points de stratégies avancées et avec ça, nous pouvons avoir 30 à 40 personnes par jour au lieu de 20 avant juillet 2018 ».

Après le dépistage systématique des enfants malnutris de 0 à 59 mois, suit une sensibilisation sur l’importance de l’intégration des produits locaux dans l’alimentation des enfants à travers l’organisation des séances de démonstrations culinaires, ensuite les enfants malnutris sont orientés dans les postes et centres de santé. Saïdatou Diallo, ménagère, nous relate son expérience « ils sont venus nous trouver à la maison et ont demandé à ce que nous montrions nos enfants. Ils ont regardé mon enfant, après leur vérification, ils ont conclu que mon bébé était malnutri. Ensuite, ils nous ont conduits au centre de santé. L’infirmier nous a conseillées de suivre le calendrier établi pour la récupération de l’enfant. Enfin, une équipe nous a initiées à la préparation de l’alimentation du bébé à base de produits locaux. Quelques semaines après, mon bébé a repris forme. Dieu merci ».

Ibrahima Sory KABA UNICEF Guinée

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