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CONAKRY CAPITALE MONDIALE DU LIVRE : à l’heure du bilan !

Le 22 avril 2018 prochain, Conakry passe le témoin à la ville d’Athènes, capitale mondiale du livre en 2018. Et pour la capitale guinéenne, c’est déjà l’heure bilan. Justement, interrogeant quelques acteurs de l’organisation de l’évènement, notre rédaction a pu noter des progrès dans la promotion du livre et de la pratique littéraire. Cependant, des entretiens, il ressort que le chemin à parcourir reste encore long. Même au niveau du Commissariat général, on éprouve quelques regrets en termes d’investissement aussi bien des autorités que d’autres partenaires.

Il y a près d’un an, le monde de la littérature guinéenne se mobilisait pour accueillir des collègues venant des 4 coins du monde, dans le cadre du lancement de ‘’Conakry capitale mondiale du livre’’. C’est la chanson de l’artiste compositeur Cheick Oumar qui avait été choisie comme hymne de l’année culturelle. « C’est une chanson que j’ai faite avec d’autres artistes pour souhaiter la bienvenue au monde entier, c’était ma façon à moi de soutenir Conakry capitale mondiale du livre », a déclaré l’artiste.

Au titre des acquis, on note une trentaine de points de lecture installés dans 7 maisons de jeunes des communes, et 25 autres dans desbureaux de quartier.  «  On a fait des réunions avec l’ensemble des chefs de quartier et des maires, pour leur demander d’octroyer des espaces pour la création des points de lecture. Sur 133 quartiers, la manifestation d’intérêt a été enregistrée dans seulement une vingtaine », a expliqué Sansy Kaba Diakité, Commissaire. Ceux qui ont fait la démarche nécessaire

Dans le cadre de la célébration de l’événement Conakry capitale mondiale du livre, des associations avaient été formées par différents acteurs du livre. Parmi elles, l’association des éditeurs de Guinée dont est membre Marie Pauline. Par ailleurs directrice littéraire, elle pense que l’événement annuel, bien que bénéfique, n’a pas eu d’impact direct sur la politique éditoriale. « Il n’y a pas eu un travail d’accompagnement des textes. Il y a des jeunes qui ont édité en ligne et qui sont revenus vers nous parce qu’ils se sont rendus compte que le contrat qu’ils ont signé ne leur était pas favorable, mais trop tard », a-t-elle dit.  Pauline est aussi de ceux qui estiment qu’il n’y a pas eu suffisamment d’informations au niveau des auteurs.

Evoquant également le projet de loi de la politique du livre, elle des anomalies qui entacheraient son contenu. «  Il y a eu une étude financée par le ministère de la culture sur la politique nationale du livre dont les résultats ont été présentés début janvier. On est un peu surpris qu’ils sortent un texte qui n’a rien à avoir avec ce travail-là. On voit un texte calqué sur la Côte-d’Ivoire », déplore-t-elle.

Le budget initial du CCML avait été estimé à 60 milliards GNF dont  16, soit à peine 25 %, devaient être fournis par l’Etat. Le reste devait être financé en numéraire par les partenaires que sont des organisations internationales et des ambassades. Mais les promesses n’ont pas été tenues. Conséquences ? Certaines initiatives qui étaient planifiées n’ont jamais été concrétisées. « On avait envie de créer dans chaque commune une médiathèque de qualité, mais il n’y  avait pas eu d’argent pour faire ça. C’est un regret parce que chacun n’a pas joué sa participation. On préfère financer le football ou une autre chose », a regretté Sansy Kaba Diakité.

Pour la cérémonie de clôture de l’évènement, prévue le 22 Avril 2018, il y aura l’inauguration de la bibliothèque nationale.

Hawa Bah, stagiaire

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