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CODE CIVIL & DEFENSE DES ACTIVISTES DH : un collectif met la pression

Via une conférence de presse animée hier Conakry, le collectif des ONG pour des textes respectueux des droits humains (CODDH), a cherché à attirer l’attention des autorités sur la nécessité de l’adoption du nouveau code civil. Egalement soucieux de la prise en compte des risques encourus par les activistes des droits de l’homme, le Collectif sollicite aussi l’adoption du projet de loi portant protection des défenseurs des droits humains. 

Dans son discours, Souleymane Sow de la section guinéenne d’Amnesty International, a expliqué les motivations qui guident la démarche du plaidoyer «Nous nous souvenons que depuis 2016,  à chaque fois que le cde civil a été programmé, il a été soustrait des priorités pour un soit disant manque de temps. En 2017, malgré l’engagement par écrit du président de l’Assemblée nationale, (Claude Kory Koundiano ndlr)  le code civil n’a pu être étudié lors des précédentes sessions. Donc, c’est pour signifier notre inquiétude et appeler les députés au respect du chronogramme que le collectif a décidé d’organiser cette conférence de presse.»

Selon lui, il est  important que  le Code face l’objet d’une plénière et qu’après il soit mis en application. « La société guinéenne évolue et il faut qu’elle soit conforme à nos textes qui régissent son bon fonctionnement. Il y a des recommandations sur plusieurs endroits notamment  sur la garde de l’enfant après une séparation, ou encore sur les formalités ou procédures d’adoption d’un enfant ; sur les autorisations de mariage et beaucoup d’autres nouvelles recommandations. Donc, il est nécessaire que cela entre en vigueur», a-t-il dit.

 De son coté, Mamadou Cellou Bah également du CODDH a indiqué que les contraintes sont d’ordre moral. « Si toute fois la Guinée veut tirer profit des avantages qu’accordent les  Nations unies et autres institutions internationales, il faut qu’elle respecte les droits humains. C’est certainement peu à vos yeux mais cela est un caractère contraignant pour l’Etat. En plus, nous n’arrêterons pas de lui rappeler les violations des droits de l’homme si toute fois il les commet», dit-il.

Ibrahima Kindi BARRY

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