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BELGIQUE: les Guinéens, 5èmes demandeurs d’asile

L’ambassade de la Belgique en Guinée a animé une conférence de presse ce mercredi 9 janvier 2019. Au menu : l’accroissement des demandes d’asile des Guinéens en direction de la Belgique. Selon les dernières statistique, la Guinée occupe le 5ème rang des pays dont les ressortissants sont demandeurs d’asile, après des pays en situation de guerre comme la Syrie, la Palestine, l’Afghanistan et l’Irak. 

 « De juillet jusqu’à maintenant, le nombre de demandeurs d’asile a de nouveau augmenté. On est passé de 130 à 140 demandes par mois », explique Freddy Rosemont, Directeur général de l’office belge des étrangers. Selon lui, les procédures d’asile concernent les personnes qui sont réellement dans le besoin et non ceux qui migrent pour des raisons économiques. « Je veux dire aux jeunes que ça ne passera pas ; il ne faut même pas essayer, il ne faut même pas perdre votre temps, votre énergie et votre argent pour faire ça », prévient-il. Pour lui, le chemin de l’immigration passe par la légalité.

Plus loin, Freddy Rosemont précise que demander l’asile en Belgique ne porte pas fruit. Or, à ce risque d’échec, s’ajoute le caractère dangereux de certains trajets empruntés. « Il y a le trajet dangereux via le Sahel, via l’Afrique du nord, via la Libye ou maintenant le nouveau chemin via la Mauritanie, l’Égypte et l’Espagne », dit-il. A son avis, il faut que la jeunesse prenne la bonne décision d’éviter l’immigration clandestine. « La plupart des gens qui viennent d’Afrique ne veulent pas de retour volontaire, sauf le retour forcé.  Et là, c’est l’office qui intervient souvent avec des gendarmes », dit-il. Toutefois, il indique que le gouvernement belge œuvre pour un retour paisible. « L’office a décidé d’augmenter le nombre de centres fermés, -c’est à dire la dernière rue avant de quitter de force par avion- de 600 à 1150 sur un délai de deux ans », annonce-t-il.

Dans les jours à venir, selon lui, il est prévu une vaste campagne de sensibilisation sur les risques liés à la migration irrégulière, dénommé projet Oméga. « En 18 mois, les acteurs vont visiter toutes les écoles, toutes les universités, tous les acteurs concernés », affirme-t-il.

Pour rappel, en 2018, au total 1125 Guinéens figuraient sur la liste des demandeurs d’asile.

Hawa Bah

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