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3èmes JNV : plus de 4 millions d’enfants vaccinés contre la polio

C’est dans les rues de Dixinn, non loin du centre de santé Maciré, sous une chaleur sèche de saison et rythmée par les danses traditionnelles des enfants de quartier, qu’a eu lieu le jeudi 26 octobre 2017, le lancement officiel du troisième tour des Journées Nationales de Vaccination (JNV) contre la poliomyélite. Présidée par le ministre de la santé, Dr. Abdourahmane Diallo, la cérémonie a réuni plusieurs personnalités parmi lesquelles, le représentant de l’UNICEF, Marc Rubin, du directeur de cabinet du gouverneur de la ville de Conakry, Moundjour Cherif, du coordinateur du PEV, Dr. Moustapha Dabo et de la directrice régionale de la santé de Conakry, Dr. Tata Gakou Diallo ainsi que des responsables de l’OMS, de la Croix-Rouge et de l’équipe régionale polyvalentes d’Alerte et de Riposte aux Épidémies (ERARE) de la ville de Conakry.

La présente campagne qui s’est déroulée du 27 au 30 octobre 2017 sur toute l’étendue du territoire national, a permis de vacciner 4, 295,375 enfants.

Directeur de cabinet du gouverneur de ville de Conakry, Moundjour Cherif, pendant son discours — © D-DIARRA

La cérémonie de lancement a débuté par un sketch introductif, qui a mis en scène des femmes, relatant l’importance de la vaccination des enfants contre la polio. Une brèche sur le sujet avec le discours du directeur de cabinet du gouverneur de la ville de Conakry, Moundjour Cherif qui d’emblée s’est adressé aux parents : « je vous exhorte à mobiliser vos enfants de 0 à 59 mois et cette vaccination pour vos enfants qui est gratuite. Il ne s’agit pas seulement d’une action du ministère de la santé et de ses partenaires, mais il est important d’agir ensemble et d’aller au bout de cette mission collective, car mieux vaut prévenir que guérir ».

Un message clair et direct du directeur de cabinet du gouverneur de la ville, à l’endroit des parents ayant des enfants de la tranche d’âge concernée, car, si le vaccin est destiné aux enfants, ce sont les parents qui doivent avant tout prendre conscience de son importance et rendre disponibles leurs enfants afin qu’ils soient vaccinés pour être protégés contre la maladie. Il faut noter que la vaccination contre la polio reste la seule mesure préventive efficace pour lutter contre cette maladie.

De plus, les différentes enquêtes réalisées après le premier et le deuxième tour des JNV contre la polio en Guinée ont montré que plusieurs enfants ne sont pas encore vaccinés parce que certains sont absents au moment du passage des vaccinateurs dans les ménages. À ceci s’ajoute le fait « qu’entre deux campagnes, plusieurs enfants naissent et doivent être vaccinés dès leur naissance », a déclaré le représentant de l’UNICEF, Marc Rubin. Il relève que « malgré des efforts fournis jusque-là, les taux de couverture de la vaccination de routine restent assez bas, ce qui pourrait faciliter la circulation des virus y compris celui de la polio ».

Le représentant de l’UNICEF, Mr. Marc Rubin, Vaccinant la petite Diaka — © D.DIARRA

Une raison de plus pour que les responsables de santé à tous les niveaux, ainsi que tous les acteurs restent impliqués dans cette riposte, en poursuivant les efforts afin d’atteindre tous les enfants et leur donner l’immunité dont ils ont besoin pour grandir et s’épanouir. Pour le ministre de la santé, Dr. Abdourahmane Diallo : « On ne pourra définitivement éradiquer cette maladie, qu’à travers la relance de la vaccination systématique. Cela n’est possible que lorsque les districts sanitaires seront à même d’assurer la mise en œuvre correcte et efficace, des différentes composantes de l’approche « atteindre chaque enfant ». Celle-ci permettra d’offrir des services de vaccination équitables et de qualité à tous les enfants partout où ils se trouvent ».

Les campagnes de vaccination massive contre la poliomyélite, cette maladie contagieuse laissant d’importantes séquelles physiques et pouvant aller jusqu’à entraîner la mort chez les enfants de moins de cinq ans, ont été entreprises avec l’implication et le dévouement de toutes les parties prenantes du pays en vue de mettre fin à cette épidémie et de se conformer aux attentes et objectifs internationaux.

Dr. Abdourahmane Diallo, Ministre de la santé lors du lancement du troisième tour de JNV contre la poliomyélite- © D.DIARRA

Dans le cadre de la réponse à cette épidémie en Guinée et grâce aux efforts fournis conjointement depuis 2015 par le gouvernement, les partenaires et la société civile, la transmission du virus de la polio a été arrêtée en Guinée, en février 2017. Néanmoins, les différentes campagnes s’inscrivent dans le désir d’ancrer la vaccination systématique dans les habitudes et les principes des citoyens.

L’objectif pour ce troisième tour des JNV qui a été synchronisé avec les pays transfrontaliers, notamment le Mali, la Côte d’Ivoire, le Libéria et la Sierra Leone, était de faire vacciner environ 3 millions d’enfants âgés de 0 à 59 mois.

En Guinée, plus particulièrement, selon le Dr. Tata Gakou, directrice régionale de la santé de Conakry, il est prévu : « pour ce troisième passage, d’atteindre tous les enfants, surtout ceux des communes de Matoto et de Matam, car l’enquête LQAS[1] a montré que ces deux communes sont en rouge, ce qui nous fait très mal au cœur. J’ai promis au ministre de la santé, que nous allons relever ce défi et nous y parviendrons par la grâce de Dieu ! ».

Il faut souligner que les résultats escomptés ont été atteints à travers ces campagnes de vaccination, et auront permis la création d’une dynamique qui doit être maintenue par l’ensemble des parties prenantes, afin de ne pas retourner à la case départ.

Djontan DIARRA, UNICEF Guinée

[1] LQAS : Lot Quality Assessment Sample

 

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