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TPI de Mafanco : les journalistes d’Evasion déboutés face à leur ex-patron

C’est ce vendredi 14 février que le tribunal de première instance de Mafanco a rendu le verdict dans le procès entre les journalistes d’Evasion licenciés pour « cause économique » et leur désormais, ex-patron, Moussa Traoré. En l’absence de ce dernier et de son avocat, le tribunal déboute nos confrères en estimant que ceux-ci n’étaient que des travailleurs indépendants vis-à-vis du patron du groupe Evasion, dans la mesure où ils n’étaient pas liés avec lui en vertu d’un contrat dûment signé. Et qu’en conséquence, ils ne peuvent avoir des prétentions à l’égard de ce dernier. L’avocat des journalistes conteste la décision et promet d’interjeter appel.

« En la forme, la citation est reçue, le fond a été débouté estimant que c’est des journalistes indépendants », rend compte brièvement l’avocat de la défense. Me Thierno Souleymane Barry n’est pas d’accord avec la décision des juges. D’autant qu’assure-t-il, lors des débats, il a été bel et bien démontré que les journalistes, dans leur collaboration, n’ont jamais été des travailleurs indépendants. « Certains d’entre eux ont travaillé cinq ans, d’autres 8 ans pour évasion Guinée. Et ils ont été licenciés. Comment on peut licencier quelqu’un qui n’est pas employé, c’est du jamais vu. (…) Ces journalistes ont œuvré pendant de longues années, ils ont  été jetés comme des mal-propres. Nous estimons que le droit n’a pas été rendu », fustige d’ailleurs l’avocat. Qui annonce, séance tenante : «nous relevons appel sur-le-champ contre cette décision que nous trouvons injuste (…) nous irons jusqu’à la  cour suprême s’il le faut pour défendre ces pauvres journalistes. Nous repartirons  à la cour d’appel afin que justice soit rendue à ces journalistes ».

D’ailleurs, s’inspirant de la décision qui vient d’être rendue, Me Thierno Souleymane Barry invite les journalistes guinéens notamment ceux du secteur privé à se battre pour d’avoir une convention collective interprofessionnelle : « vous ne pourrez pas continuer à travailler de cette façon, de cette manière », lâche-t-il, plutôt dépité.

 A rappeler qu’au total, ce sont 16 journalistes qui avaient été licenciés le 10 juillet 2019. « Mis en congé technique » par leur patron, selon les termes de la note Réf : 101-SP-GEG-2019. Pour leur part, ils réclamaient à leur patron des arriérés de salaires impayés.

Balla Yombouno

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