GOUVERNANCE: Orange Guinée et la SEG accusées de surfacturation

La double accusation du Conseil national des organisations de la société civile pour la démocratie et le développement de la Guinée (CNOSC-DDG) à l’encontre de la Société des eaux de Guinée (SEG) et la société de téléphonie mobile Orange Guinée, risque bien de faire mouche au sein de l’opinion publique guinéenne. Tant le sentiment de vol de la part de ces sociétés est grand chez les consommateurs qui ne savent en réalité chez qui se plaindre. Eh bien, désormais, Salmana Diallo et son ONG font le pari de défendre les citoyens contre la surfacturation dont ils feraient l’objet.

Pour le président CNOSC-DDG, l’accusation contre la SEG n’a rien de fortuit, dans la mesure où elle serait consécutive à des enquêtes et à une analyse rigoureuses. Sûr donc de son fait, il lance cette invitation à la Guinéenne des eaux :

La Société des eaux de Guinée doit cesser de facturer les citoyens qui n’ont pas consommé, c’est-à-dire, s’il  y a un manque d’eau potable, la SEG ne doit pas envoyer des factures aux citoyens pour des périodes non servies. Exemple de la zone de Hafia II, quartier Sonfonia Gare II, et dans plusieurs zones (quartiers) de la Guinée. Pendant la période avril-mai-juin 2017, il n’y avait pas d’eau potable dans les robinets de la SEG. Mais la SEG a envoyé des factures aux citoyens pour payer ce qu’ils n’ont pas consommé avec surfacturation. On met sur la facture, Consommé : 4m3 et l’autre côté on met, Facturé : 20m3. Alors que ce n’est pas vrai.

Le reproche fait à l’opérateur téléphonique est du même ordre.  Car là aussi, il s’agirait de la facturation d’un service non fourni. Un vol dont le président du CNOSC-DDG dit avoir été lui-même victime :

Même si le téléphone est éteint, Orange surfacture. La fois dernière, je l’ai personnellement essayé avec un de mes amis. Je lui ai dit d’éteindre son téléphone.  Il m’a demandé pourquoi. Je lui ai dit d’essayer seulement. Et dès qu’il a éteint, j’ai tenté de l’appeler et j’ai vu que mes unités sont consommées alors que le téléphone de mon ami était éteint

Devant ces réalités qui s’imposent aux citoyens sans défense, le CNOSC-DDG dit rappeler le gouvernement et les députés à leurs responsabilités vis-à-vis des populations dont ils tirent leur légitimité

Balla Yombouno 

 

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