JOURNEE DE L’EDUCATION : une célébration sur fond des réformes en perspective

Si pour Nelson Mandela, l’icône sud-africaine de la lutte anti-apartheid, « l’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde », en Guinée, le secteur se heurte à des obstacles qui font qu’il ne peut pas encore changer grand-chose. Mais les choses pourraient bien évoluer. C’est du moins ce qu’a laissé entendre le ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Ibrahima Kalil Konaté, en marge de la célébration, hier, dans les locaux de l’Harmattan Guinée, de la journée internationale de l’éducation.  Une première du genre que le ministre a saluée, en ce sens que selon lui, c’est l’occasion rêvée de discuter de tous les défis du secteur de l’éducation en Guinée. Outre le ministre, la cérémonie organisée dans le cadre de l’événement Conakry capitale mondiale du livre, a mobilisé la diaspora intellectuelle, des universitaires et des cadres du ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation.

Le secteur éducatif guinéen a été ausculté sous tous les angles à l’occasion. Globalement perçue comme malade, l’éducation guinéenne devrait, selon le ministre de l’Enseignement pré-universitaire, bientôt se rétablir de sa léthargie actuelle. Mais bien avant de faire part de ses ambitions, Ibrahima Kalil Konaté a d’abord salué la célébration de la journée internationale dédiée à l’éducation.

Je suis beaucoup ému et impressionné. Dans la culture guinéenne, on n’a jamais fêté la journée internationale de  l’éducation. Dans les années à venir, nous mettrons tout en œuvre pour que cette fête puisse se tenir sur la place publique. L’enjeu de cette journée, c’est pour fêter et magnifier l’enseignant à travers le système éducatif. C’est aussi l’occasion d’interpeller les parents d’élèves, l’ensemble du corps professoral et tous les intellectuels à se mettre ensemble pour rehausser le niveau de l’enseignement  en Guinée. Chacun à quelque chose à ajouter à l’éducation des élèves. Nous comptons apporter toutes l’expérience possible pour mieux qualifier l’école guinéenne. Nous passerons par tous les moyens nécessaires afin d’offrir une formation de qualité aux formateurs pour avoir un produit digne de l’école guinéenne, parce que le niveau actuel des élèves laisse à désirer.   

Abondant le même sens que le ministre, le directeur national de l’enseignement secondaire général, Abdoulaye Diarouga Diallo, est encore plus précis sur les réformes à mettre en œuvre,

Tout le monde reconnait qu’il y a des problèmes dans le système éducatif guinéen. Aujourd’hui, il faut amener  le système à prendre en charge l’avenir du pays en produisant les ressources humaines dont le pays a besoin. Pour cela, il faut des réformes majeures. Il faut élargir l’éducation de base jusqu’au collège. Au niveau secondaire, on va introduire de nouvelles filières dans les lycées. Nous allons avoir des lycées d’enseignement général, qui prendront en charge le côté littéraire et scientifique.  Il y aura aussi des lycées techniques. Avec cette réforme, nous aurons plusieurs types de baccalauréat et les produits seront adaptés au marché de l’emploi guinéen. Il y a plusieurs autres réformes en vue, mais nous essayerons de les adapter par rapport aux besoins sur le marché de l’emploi, mais aussi dans le but de mieux revoir le système éducatif dans sa globalité.

Par ailleurs, des échanges d’expériences avec les intellectuels de la diaspora guinéenne et plus largement entre les participants ont permis de cerner de manière exhaustive la problématique de l’enseignement général en Guinée.

Ibrahima Kindi BARRY

621 265 823

 

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