VICTIMES DE KIDAL : les corps des victimes guinéennes arrivée hier

Comme nous en parlions dans une de nos précédentes publications, les corps des soldats guinéens du bataillon Gangan  2,  morts dans l’attaque du camp de la Minusma de Kidal le 5 juin dernier, ont été rapatriés hier.  Il était 13 heures 55 minutes quand le cargo onusien a atterri sur le tarmac de la base aérienne principale de Conakry.  Pour accompagner les crops, la délégation de la Minusma était conduite par le général de Division Jean Deconik.  

Côté guinéen, on notait la présence du ministre  de la défense, Dr. Mohamed Diané, avec à ses côtés, le chef d’Etat-major des armées, le général Namory Traoré et plusieurs membres des familles des victimes. L’émotion empreinte de consternation et de tristesse et ponctuée de pleurs, étaient à son comble.

Une atmosphère lourde que le ministre en charge de la défense n’a pas manqué de relever, dans son message de circonstance. Mais Dr. Mohamed Diané a surtout tenu à mettre en exergue la portée de la mission qui était celle des soldats guinéens au Mali :

C’est un moment vraiment triste. Perdre  de vaillants  soldats sur le champ de bataille dans la lutte pour  la paix et la quiétude dans un pays voisin, un pays  frère et surtout la lutte contre le terrorisme qui est devenu aujourd’hui une menace pour toute la planète et dont aucun pays n’est à l’abri. C’est dans le cadre de la mission de maintien de la  paix au Mali que ces combattants ont été déployés. Et comme  vous le savez ce n’est pas la première fois que nous perdons des soldats. C’est un bilan très lourd pour le peuple de Guinée

Pour autant, selon Dr. Mohamed Diané, en raison des liens historiques entre la Guinée et le Mali, les soldats guinéens devront continuer à participer à la mission de pacification du voisin du nord :

Le Mali et la Guinée sont deux pays frères, deux pays limitrophes, nous sommes liés par l’histoire, par la géographie. Donc, il ne peut pas y  avoir de l’instabilité dans un pays frère  et que notre pays  soit en reste.  Et nous devons participer au maintien de la paix dans la sous-région et sur le plan international.

Du côté des familles des victimes, si on comprend la nécessité de la mission, il reste cependant à savoir ce que seront les familles laissées par les disparus.  C’est notamment le souci évoqué par un parent de feu  adjudant-chef Alseny Yarie Conté

Mon souci aujourd’hui c’est comment l’Etat va faire face  à ses enfants et sa famille, parce qu’il est mort dans une mission de l’Etat.

Beau-frère du même adjudant défunt, Dr. Yamoussa Youla aussi dit se tourner vers l’Etat :

A notre tour, nous savons compter sur l’Etat guinéen. J’avoue que ce jeune soldat a laissé beaucoup de famille. (…) Nous ne pouvons qu’interpeller l’Etat à faire face aux familles que ces  soldats ont laissées derrière eux.

Les funérailles, quant à elles, ont eu lieu ce vendredi.

Balla Yombouno

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