KALOUM : deux manifestations en une journée

Kaloum, le centre administratif et des affaires de la capitale guinéenne, avait vécu ce vendredi des événements contrastés. D’un côté, on a commémoré la journée de l’enfant africain à travers une cérémonie au palais du peuple, mais aussi avec la poste de deux sculptures de part et d’autre du pont 8 novembre. De l’autre, des travailleurs de la Sotragui et un groupe de fonctionnaires ont respectivement exigé le paiement de leurs arriérés de salaire et la leur prise en charge.

Pour ce qui est des travailleurs de la société de transport, Sotragui,  (SOTRAGUI), pancartes en mains, ils demandaient le paiement de quatre mois de salaire. Ainsi, sur les pancartes, on pouvait lire :

‘’SOTRAGUI, 4 mois sans salaires’’ ; ‘’On en a marre’’ ; ‘’Nous demandons l’intervention du président Alpha Condé pour nous rétablir dans nos droits’.

Plus explicite,  Moussa Aissata Soumah, contrôleur à la SOTRAGUI et porte-parole des manifestants,  explique :

Nous sommes là pour réclamer le paiement intégral de nos quatre mois d’arriérés de salaire parce que c’est le président de la République qui a nommé des cadres incompétents  à la tête de cette société qui pouvait pourtant résoudre le problème du chômage des jeunes en Guinée. Malheureusement, ceux qui ont la lourde charge de diriger notre société se sont mal comportés et tout est arrêté aujourd’hui.  La société était devenue pour ces cadres incompétents une mine d’or où chacun d’eux venait se servir et partir. Je vous informe que cette société pouvait faire à Conakry une recette journalière de plus de 100 millions de francs guinéens, sans compter les recettes des bus qui partaient à l’intérieur du pays et la subvention trimestrielle qui s’élevait à  s trois milliards de francs guinéens.

Le second groupe de manifestants est collectif de 4800  jeunes engagés à la fonction publique, non pris en charge. Alors que, clament certains d’entre eux, en vertu d’une liste dument édictée par la fonction publique, ils sont ventilés dans les cinq communes  de la capitale et différents services de l’administration. Très remontés, ils disent en vouloir aux cadres du ministère de la fonction publique général et plus particulièrement au staff de l’ancien ministre Sékou Kourouma.  Ils déplorent une lenteur administrative qui fait que depuis 12 ans, certains d’être attendraient cette hypothétique prise en charge.

Balla Yombouno

 

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