INSECURITE : échanges autour des armes légères et de petit calibre (ALPC)

Après les médias, c’est autour des ONG de bénéficier des ateliers de sensibilisation que la commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre (COMNAT- ALPC) organise ces derniers temps à l’intention des acteurs des de la société civile guinéenne (ONG). Etalée sur deux jours, cette seconde phase qui a commencé hier concerne une trentaine de participants venus de différentes ONG et des structures faitières de la société civile.  Au nombre des objectifs que les organisateurs en attendent, on l’Implication des organisations de la société civile (OSC) dans la lutte contre la prolifération des ALPC et la création d’une dynamique de partenariat entre ces OSC et la COMNAT-ALPC.

Dès l’entame de la session, le général Bambo Fofana, président du COMNAT-ALPC a mis en exergue liés à la circulation des armes légère et de petit calibre, surtout dans le cas de l’Afrique subsaharienne qui demeure, selon lui, la zone la plus touchée par leur impact déstabilisateur :

Faut-il rappeler que la cumulation excessive et la dissimulation abusive des ALPS se retrouve au cœur des défis suivants : la faiblesse de  l’autorité de l’Etat, la criminalité organisée, les conflits internes et  régionaux, le terrorisme.  Depuis 1990, les ALPC ont couté la vie à plus de   4 millions de personnes. L’Organisation des Nations unies (ONU), pour sa part, estime que plus de 600 millions  d’armes légères sont en circulation dans le monde. Et sur 49 conflits majeurs, 47 ont été menés avec les ALPC comme armes principale. L’abondance des stocks d’armes hérités principalement de la guerre froide et facilement accessible caractérise les conflits contemporains.

De son côté, Dr. Djeliman Kouyaté, conseiller du ministre de la défense, a relevé l’importance que les acteurs de la société civile peuvent avoir dans le processus de lutte contre la circulation des ALPC. D’où d’ailleurs, selon lui, l’intérêt à eux accordé dans le cadre de cette série d’ateliers :

L’organisation de cet atelier met en évidence l’intérêt que le gouvernement accorde aux ONG quant au rôle important qu’elles pourraient jouer dans l’information et la sensibilisation des populations sur les défis liés à la lutte contre la prolifération des ALPC dans le pays. Ces ALPC ont des conséquences néfastes sur la vie des populations (…). L’ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, n’avait pas hésité à les assimiler aux armes de destruction massive car elles prolongent les conflits, nuisent au respect du droit international humanitaire et menacent la stabilité des Etats.  L’accumulation des ALPC constitue une menace  sérieuse à la paix et à la stabilité car si les progrès ont été accomplis dans la maitrise des armes de guerre, il n’en demeure pas dans celui des armes conventionnelles. Il est donc important de s’intéresser davantage à cette problématique des armes légères qui, au-delà de la question sécuritaire, doit être comprise aussi comme une question de développement et de droits de l’homme.

Au cours des discussions, le  facilitateur a aussi évoqué les conséquences de la non maitrise de ces ALPC. Pour cela, il s’est appuyé sur les exemples de la Sierra Leone, du Libéria, de la Côte d’Ivoire et du Mali.

 Aminata Kouyaté

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