TROISIEME MANDAT: Alpha Condé élude de nouveau

Décidément, le sujet relatif au troisième mandat n’est pas celui avec lequel le président Alpha Condé est le plus à l’aise. Depuis que l’idée est sur la place publique, c’est un avec un brin d’agacement qu’il l’aborde à chaque fois qu’il y est forcé. Parce qu’autrement, lui-même s’en méfie du mieux qu’il peut. Eh bien, dans un entretien qu’il a accordé au quotidien français, Libération, puis à nos confrères de RFI, en marge de sa visite d’Etat en France, la question lui a été posée. Et au lieu de répondre comme l’ont récemment fait ses homologues ivoirien et nigérien, Alpha Condé a botté en touche. Légitimé par le fait qu’il assume les fonctions de la présidence tournante de l’UA, le chef de l’Etat a subitement piqué une colère contre l’attitude selon lui condescendante qu’ont certaines ONG et puissances occidentales à l’égard de l’Afrique souveraine. Or, de son point de vue, cette façon de donner des leçons est inacceptable.

Pour lui, ce n’est pas pertinent d’aborder les choses sous l’angle du nombre de mandats, dans la mesure où lui se préoccupe davantage du programme de développement qui est le sien. Il invoque à propos les dragons du sud-est asiatique dont le Singapour, la Malaisie ou encore la Corée du sud qui, à ses yeux, pour se hisser où ils en sont aujourd’hui, n’ont pas eu besoin de limitation de mandats de leurs dirigeants. Bref, pour une nouvelle fois qu’il avait l’occasion d’en parler, Alpha Condé ne clarifie toujours pas sa position sur l’éventuelle modification constitutionnelle. Mais il répète à qui veut l’entendre, c’est au seul « peuple » qu’il a des comptes à rendre. Ce qui n’est pas pour taire ni les spéculations, ni les inquiétudes. Loin s’en faut.

Nous vous proposons ici sa réponse au journal Libération

Libération : Votre second mandat sera-t-il le dernier ?

Alpha Condé : Arrêtons avec cette vision dogmatique de savoir si la bonne chose est un, deux ou trois mandats. Ça dépend de chaque pays et de la volonté de son peuple. Nous ne voulons plus que l’Occident nous dicte ce que nous devons faire. Les pays développés, on ne leur pose pas la question ! Est-ce qu’on pose la question à Singapour par exemple [le Premier ministre est dans son troisième mandat] ? Je n’ai pas à répondre. Ce n’est ni aux journalistes ni aux puissances extérieures de décider.

Pour le moment, j’ai un programme de développement et je me bats pour l’appliquer. Ma préoccupation n’est pas le nombre de mandats. C’est un débat qu’on nous a imposé. Marx a dit que l’humanité ne se pose jamais que des problèmes qu’elle est capable de résoudre. Le mien, c’est comment changer les conditions de vie des Guinéens, et avant tout des jeunes

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