SOUVENIRS : le seul regret de Dadis

Avec le temps et les enseignements d’un exil qu’il vit péniblement, l’homme semble s’être assagi. C’est en effet, un Moussa Dadis Camara moins impulsif et plus pondéré qui s’est exprimé ce matin chez nos confrères d’Espace FM, dans l’émission les GG. Invité à réagir au transfèrement récent de Toumba Diakité, l’ancien président de la junte en aura profité pour faire l’histoire. Ainsi, se remémorant des moments forts de son magistère, l’ancien président du CNDD dont on ne sait s’il est gagné par le fatalisme ou la résignation ou s’il fait montre de réalisme eu égard au rapport de force qui ne lui est plus favorable, dit assumer ses faits et gestes du temps de la transition. A l’exception d’un seul cependant. Il s’agit, dit-il avec beaucoup d’humilité et de recueillement du « limogeage » du président de la Cour suprême à l’époque, Mamadou Sylla.

Philosophe, le capitaine Dadis se lance à corps perdu dans l’opération confessions :

 Il y a des moments donnés où on ne doit pas être trop passionné, car la haine ne rapporte pas à l’homme, mais c’est la reconnaissance. Je ne suis pas là pour faire plaisir à Paul ou à Pierre. Je dis ce que je fais. Je ne me reproche rien. Une seule chose reste certaine, j’ai servi ma Nation avec loyauté, dans la sincérité et dans le patriotisme. Mais peut-être bien que je peux me reprocher quelque chose ? Parce que quelque fois, j’ai le regret d’avoir enlevé quelques personnes alors que  je ne devrais pas le faire. Je me reproche d’avoir enlevé certaine personne que je ne devrais pas enlever, mais que je les ai enlevées parce que j’ai eu la mauvaise information. C’est pourquoi je combats l’instrumentalisation et je ne veux pas que ça arrive à un autre président.

Et celui qui, le plus, incarne ce regret chez Dadis, c’est Mamadou Sylla alias « Sacerdoce » parce que le bouillant capitaine, au faite de sa puissance et après avoir entendu ce dernier répété qu’il resterait fidèle à la justice qui, pour lui, est un sacerdoce, lui avait sèchement renvoyé, « Sacerdoce, sacerdoce, c’est sacerdoce qui t’a nommé ? Alors, il faut aller voir sacerdoce! ». Sauf qu’avec le temps, l’auteur de cette sortie retentissante, la regrette aujourd’hui et l’a publiquement clamé ce matin :

Comme par exemple Mamadou Sylla, président de la cour suprême. J’ai  enlevé injustement cet homme à travers des fausses informations. Mais j’ai été réconforté quand il a été encore réinstallé dans la même fonction. Ça veut dire que Dieu a agi à ma place, sinon il ne serait plus président de la cour suprême. Je ne veux pas que ce qui m’est arrivé arrive à un autre chef d’Etat guinéen.

Mais pour le reste, droit dans ses bottes et comme un grand, le capitaine Dadis assume :

Mais je ne regrette pas mes rencontres (Dadis Show) à Koloma et au Palais du peuple. Car c’était une décision. Certes, j’ai dû blesser certaines personnes, car on ne peut jamais être parfait. Mais je ne regrette pas parce que j’ai une mission noble à accomplir. Le seul cas que je regrette, c’est le cas de Mamadou Sylla.

Aminata Kouyaté

Facebook Comments
sanso@ledjely.com, admin@ledjely.com Tel : 628 10 87 62

1 Comment

  1. Ba

    4 mai 2017 at 23 h 57 min

    Ce genre de pourritures regretables a l`africaine doivent etre toutalemet eradiquer ….
    Tes responsabilite t`attende ICI …

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*