LEDJELY INTERVIEW : Kémoko Touré, ancien DG de de la CBG

Cette semaine, dans notre rubrique ‘’Interview’’, nous avons reçu M. Kémoko Touré, ancien Directeur général de la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG). Partant de son livre, ‘’Mes années passées à la tête de la CBG’’, nous avons fait le bilan de son expérience au sein de cette entreprise et passé en revue les défis de la gestion et du management dans le contexte de la Guinée. Mais au-delà, avec lui, il a été également question des challenges qui sont ceux de l’ensemble du secteur minier guinéen, envisagé comme pourvoyeur de richesses et facteur de développement pour la Guinée. Et tout au long de cet entretien, une expression est revenue sans cesse, de manière explicite ou non, à savoir le patriotisme économique.

Ledjely.com: Votre livre, ‘’Mes années passées à la tête de la CBG’’, est-ce un compte-rendu, une justification ou un partage d’expérience ?

Kémoko Touré: C’est un partage d’expérience, un livre témoignage. Ça m’a paru intéressant de le faire parce que j’ai été le premier guinéen à la tête de cette entreprise. Ce n’est pas courant, c’était même une expérience unique. En plus, c’est la première fois que je travaillais en Afrique. J’étais intéressé à un double titre, d’abord une première expérience africaine et le premier guinéen à la tête de l’entreprise. J’ai pensé qu’il était de mon devoir de témoigner de ce que j’avais vu et vécu.

La clameur publique vous dépeint comme un gestionnaire qui a laissé sa trace à la CBG. Quelle réaction à ce portrait ?

La gestion d’entreprise, c’est mon métier. C’est ce que j’ai fait pendant 42 ans avant de venir à la CBG. Donc, j’ai fait mon travail de gestionnaire, mais au-delà de ce travail de gestionnaire, j’ai eu à travailler avec des compatriotes pour la première fois de ma vie professionnelle et j’ai essayé de faire avec eux ce que j’ai fait ailleurs et qui avait réussi. Et j’ai eu la chance ou peut être j’ai utilisé la chance avec l’expérience que j’avais pour que ce que j’ai réussi en Europe, aux Etats-Unis, etc., que je puisse le réussir ici. Donc, j’ai juste fait mon travail en prenant en compte la spécificité guinéenne à la CBG.

A votre avis qu’est ce qui justifie que le choix se soit porté sur votre personne comme premier guinéen à gérer la CBG?

Là, je n’en sais rien. En fait, j’avais fini mon travail en France, j’avais pris ma retraite et je consacrais mon temps libre à l’écriture, au sport et l’apprentissage de la musique. Et j’ai été contacté par un chasseur de têtes qui avait été chargé par le Conseil d’administration de trouver un industriel d’origine guinéenne. Il se trouvait que 2 ans auparavant, j’avais été contacté par ce même chasseur par hasard pour un poste de direction générale en France. J’avais décliné son offre, et à la fin de notre entretien, il m’a demandé ce que je ferais de ma retraite. J’avais répondu que je ferais comme tous les retraités, autrement faire ce que je n’ai pas pu faire en travaillant. En revanche, je lui ai dit je suis d’origine guinéenne et que, chose totalement improbable pensais-je, s’il y avait une possibilité de travailler en Guinée, c’est la seule que j’accepterais. Puis, il est parti et 2 ans après, il y a eu une demande de recherche d’industriel d’origine guinéenne et il se trouvait qu’il avait gardé mon dossier et il m’a contacté. J’ai passé les différents entretiens avec d’autres candidats qu’il y avait à l’époque et le choix du Conseil d’administration s’est porté sur moi.

Quelles sont les performances que vous aviez réussi à obtenir pour que vous marquiez tant les esprits ?  

Au-delà des performances industrielles, je pense à l’amorce du changement des mentalités et des comportements par rapport à la chose publique. Je pense surtout à l’attitude vis-à-vis de l’entreprise qui est une entreprise très importante pour la Guinée. Attitude qui devait consister à la considérer comme une entreprise guinéenne. Puisque c’est une entreprise qui distribue 65 % de ses résultats à la Guinée. Donc, j’ai effectivement fait un travail pédagogique à l’égard des directeurs, des cadres, techniciens et autres employés pour bien leur inculquer le fait que cette société, même si elle est à participation majoritaire étrangère avec 51 %, la Guinée est cependant l’actionnaire le plus important avec 49 %. Et la Guinée perçoit la part la plus importante du bénéfice. C’est surtout ce travail qui a été effectué pendant plusieurs mois et qui a ensuite abouti au résultat industriel que l’on a obtenu. Puisque nous avons été à mesure d’augmenter la production industrielle de 40 % dans les mêmes conditions de fonctionnement ; dont la moitié est imputable à la productivité des travailleurs, l’autre moitié étant due à deux principaux facteurs : l’arrêt des malversations, vols, détournements ; et une correction que les clients ont acceptée sur les teneurs sur lesquelles la société s’était engagée et qui étaient trop pénibles. Donc, voilà ce qui a été fait, nous avons eu la production d’une dizaine de millions de tonnes à plus de 15 millions de tonnes en 4 ans et à la 3ème année, nous étions à 14,5 millions. Les travailleurs étaient déterminés à faire le maximum possible. Puisqu’ils y trouvaient leur compte également. Parce que, s’ils avaient bien des primes annuelles depuis l’existence de la société, la plus élevée de ces primes a été multipliée par 10, en raison de la production fantastique qu’ils avaient réalisée dans des conditions de sécurité appropriées.

Pourriez-vous dire que votre passage à la tête de cette grande entreprise vous a permis de cerner les grands défis du management et de la gestion en Guinée et quels seraient ces défis ?

Les grands défis du management, j’en avais quelques notions. Mais j’ai surtout appris du mode de fonctionnement et de travail de nos compatriotes. Et c’est aussi un peu ce qui m’a amené à écrire ce livre. Pour que les jeunes qui se destinent à la gestion de l’entreprise et l’élite qui a aussi des responsabilités puissent voir ce que moi j’ai vécu, quelles épreuves j’ai eu à affronter ? Quelles difficultés particulières et également quel combat j’ai livré pour que les choses se passent mieux ?

Vous avez parlé de difficultés et plus haut, vous avez évoqué les mentalités qu’il fallait faire évoluer. Quelles sont-elles ?

La principale difficulté aura été de faire comprendre aux uns et aux autres qu’au même moment où avons la volonté de gagner notre vie et de bien la gagner, nous devons en même temps avoir à cœur les maux de ce pays. C’est ce que j’appelle avoir à cœur le patriotisme  économique, c’est-à-dire quel que soit le désir d’excellence, d’épanouissement et d’enrichissement personnel, ne jamais oublier que l’on appartient aussi à un pays dont on doit défendre les intérêts partout où on se trouve. Vous savez, une mentalité ça se construit dans la durée. Et ça se déconstruit sur une durée beaucoup plus longue. Donc, il y avait des habitudes nées de l’idée selon laquelle cette entreprise c’était une entreprise qui était à peine guinéenne, autrement qui appartenait à des étrangers. On pouvait se servir comme on voulait. C’est une entreprise qui offre de belles conditions de travail à ses employés. Mais la perception générale plus ou moins consciente était que l’entreprise était riche et ceux qui pouvaient en profiter pouvaient le faire. Il y avait une sorte d’atmosphère de vol, de conflit d’intérêt (par le biais de sociétés de sous-traitance qui surfacturaient la CBG). Ces pratiques étaient très nuisibles puisque l’impact était considérable sur les résultats de l’entreprise. Or, je vous dis que la Guinée a 65 % des résultats. Il en résulte que tout ce qui disparaissait de la société se faisait au détriment de la Guinée, qui perdait ainsi au profit de quelques individus. C’était là une grosse difficulté à conjurer. Le deuxième type de difficultés, ce sont des menaces sous-jacentes lorsqu’on lutte contre des habitudes prises depuis  longtemps. Mais ces difficultés, il ne faut pas non plus les exagérer dans la mesure où j’avais quand même quelques années d’expérience des êtres humains. J’en ai appris que si on n’a pas envie d’avoir des difficultés, il ne faut pas diriger une entreprise.

Sur quels ressorts vous étiez-vous appuyé pour surmonter les obstacles durant votre passage à la tête de la CBG ?

D’abord, je me suis appuyé sur les compétences des personnes. Les collaborateurs de la CBG sont très bien formés. Je ne suis pas du genre qui arrive et qui licencie tout le monde. Je suis persuadé que tout individu est capable d’évoluer. Donc, j’ai trouvé des gens qui étaient compétents, qui étaient capables d’extraire, de traiter et d’expédier la bauxite. Ils l’ont fait pendant 37 ans. Ils étaient donc beaucoup plus compétents que moi dans le travail de la bauxite. Et j’ai vérifié que ce personnel à la CBG était à plus de 99 % guinéen. Je me suis alors appuyé sur la  compétence d’abord et ensuite sur ceux qui, comprenant mon message, m’ont aidé. Car, vous savez dans toute structure (même les plus dévoyées), vous avez des individus qui n’acceptent pas certains comportements et attitudes. Puis, étape importante, c’est surtout la grande masse des travailleurs qui a adhéré à cette philosophie « Produisons beaucoup, produisons dans des conditions de sécurité, produisons suffisamment de valeurs et les actionnaires (dont le premier est la Guinée) auront de la valeur, mais aussi vous, vous serez récompensé du fruit de votre travail ». Voilà quelques facteurs qui ont contribué.

Depuis votre départ, est ce que vous vous intéressez à ce qui s’y passe pour notamment savoir si des mauvaises habitudes ont repris ?

Pas réellement. Parce que je n’aime pas beaucoup regarder en arrière. Je regarde en arrière surtout pour mes valeurs personnelles et familiales, celles que j’ai apprises dans la société pour conduire ma vie. Mais en matière d’entreprise, lorsque j’y suis, je fais ce qu’il faut pour que l’entreprise marche. Mais une fois que je pars, je laisse l’entreprise continuer. Il ne faut pas trop regarder en arrière, sinon tu auras toujours tendance à comparer. Or, rien n’est comparable. Moi, c’est au bout de 3 ans et demi que j’ai fait part à mes patrons de mon désir de partir à la fin de mon contrat. Et c’est ce qui s’est passé. Et maintenant, comme il y a un Conseil d’administration, il y a des instances de gouvernance qui savent comment j’ai fait et ce que j’ai fait, il leur appartient de veiller à ce que les habitudes qui avaient disparu ne réapparaissent plus. Il ne m’appartient plus de m’occuper de cela. Je ne me renseigne pas de ce qui s’y passe. J’espère que ça continue, j’espère que la Guinée y trouve son compte.

Au-delà de la CBG, la Guinée est un pays à fort potentiel minier. Mais jusqu’ici, les Guinéens n’ont que très faiblement profité de cette potentialité. Pourquoi ?

Ah là, je ne peux pas vous répondre. Parce que moi je suis un industriel qui conduit une entreprise. Je ne suis pas issu du secteur minier guinéen. J’ai dirigé une entreprise minière, comme j’ai dirigé une entreprise de chauffage-climatisation en Europe. Pour moi, ce qui compte, c’est de comprendre l’entreprise, comment elle fonctionne, quels sont ses produits, ses clients, fournisseurs etc. Ensuite, poser des actes pour que l’entreprise marche. C’est vrai que je m’intéresse au secteur minier, mais je n’ai pas plus d’informations sur le reste du secteur minier que les personnes qui lisent les journaux. Mais je sais une chose, c’est que la Guinée a effectivement un potentiel considérable d’extraction et de transformation. La bauxite est largement extraite, et ça continue, bien qu’i n’y ait pas eu sa transformation en alumine.  Mais c’est dommage puisque depuis l’indépendance, on aurait pu le faire. Le fer, on n’en pas touché encore. C’est vrai que la Guinée à un potentiel mais on n’arrête pas de parler de ce potentiel depuis des dizaines d’années. Je pense qu’il arrive un moment où il faut désormais s’assurer que nous sommes dans la production réelle.

La semaine dernière, les autorités guinéennes ont annoncé un accord avec Rusal qui, disent-elles, permettra de relancer l’usine Friguia à l’horizon 2018. Y croyez-vous  et dans l’ensemble, que pourriez-vous dire de cet accord ?

En tant que guinéen, j’y crois. Parce qu’aujourd’hui, même si c’est mon pire ennemi qui s’occupe de quelque chose en Guinée, je souhaite qu’il réussisse. Puisqu’il est temps que la Guinée se mette en route. Par conséquent, il est important que Fria redémarre. Moi je me réjouis de cet accord. Le gouvernement ne peut pas annoncer l’existence d’un accord si ce n’est pas le cas. Maintenant, il faut que toutes les parties respectent l’accord et les conditions de son application. Fria c’est quand même 600.000 tonnes d’alumine par an. Ce qui correspond à 1 million 800.000 tonnes de bauxite. Mais l’alumine se vend beaucoup mieux en valeur que la bauxite. Il est donc important que Fria redémarre mais pas seulement pour le produit qui est concerné, mais aussi pour l’impact que cette usine a sur la préfecture. Et pour reprendre ce que je disais, j’y crois. En tout cas, j’ai une très forte espérance. Que ça se fasse pour non seulement des communautés environnantes mais aussi pour le pays. Puisque depuis plusieurs années il y a des reports qui se font. Mais c’est la première fois que le gouvernement annonce qu’il a signé un contrat avec Rusal.

De son côté, Rio Tinto annonce une compression de son personnel. Comment expliquez-vous cette espèce de flop de la part d’une société qui avait tant fait rêver les Guinéens ?

Alors là, sincèrement je n’en sais rien. Je ne sais pas du tout ce qui se passe avec Rio Tinto, je ne peux pas vous en parler du tout.

Il y en a qui prétendent que cette annonce résulterait du fait que par les temps qui passent les métaux n’ont aucune valeur sur le marché international

Les métaux ont toujours de la valeur, c’est le prix de vente du fer qui a baissé, puisqu’il y a plus d’offre que de demande. Il est vrai que dans un tel cas, l’industriel essaie de limiter les sources d’approvisionnement. Et comme Simandou se trouve être un site non encore en exploitation, l’industriel essaie de se concentrer sur les sites qui sont en exploitation. Mais le marché est ainsi fait. Ça monte, ça descend. Ce qui fait qu’il faut signer des contrats solides qui obligent chacune des parties à des obligations même quand la situation est favorable à un partie et moins favorable à l’autre. Mais je n’ai aucune information officielle sur la teneur des contrats qui lient la Guinée à Rio Tinto.

Face aux multiples problèmes auxquels le secteur minier reste confronté, des voix s’élèvent pour demander que d’autres secteurs stratégiques comme celui de l’agriculture soient davantage valorisés. Qu’en pensez-vous ?

Là, j’en suis convaincu. Pour moi, l’agriculture est la base et le ressort de notre développement primaire. Puisque c’est là où nous avons les meilleures opportunités, dans la mesure où d’abord nous avons une population essentiellement agricole. Par ailleurs, nous avons un pays qui a la chance quasi unique d’être fertile en tous points. C’est extraordinaire, il n’y a aucun sol guinéen qui ne soit pas fertile. C’est quand même une opportunité extraordinaire que nous avons perdue depuis l’indépendance. Puisqu’avant l’indépendance, la Guinée était un pays exportateur de bananes. Pratiquement, le premier de la sous-région, mais tout cela est perdu. Je pense que l’agriculture est et doit être la base du développement. Ça ne veut pas dire que les autres secteurs sont inutiles. L’agriculture et la pèche, ce sont des secteurs accessibles et moins onéreux pour nous et qui peuvent nous rapporter beaucoup plus et beaucoup plus vite que les autres secteurs pour lesquels nous n’avons pas toujours suffisamment de moyens pour être présents dans la constitution des capitaux et consécutivement, dans la redistribution des bénéfices. Tandis qu’en ce qui concerne l’agriculture, nous pouvons être véritablement les acteurs de son développement mais aussi les premiers bénéficiaires et obtenir des résultats. Notre développement doit d’abord avant tout reposer sur l’agriculture et la pèche et utiliser le reste des autres secteurs pour amplifier le développement de l’agriculture et surtout construire la nécessaire transformation de nos matières premières.

Vous dites qu’il est temps que la Guinée se développe. Pourquoi cette espèce d’impatience ?

On ne peut pas dissocier un pays de son histoire, mais la Guinée à une histoire commune avec tous les pays d’Afrique. C’est l’esclavage et la colonisation. Là, on peut dire que c’est un héritage commun. Nous sommes indépendants depuis bientôt 58 ans, malheureusement au moins pour une partie de cette histoire de notre indépendance, nous avons vécu des régimes politiques qui n’ont pas toujours eu une vision commune et aussi une application systématique de cette  vision pour nous poser les bases de notre développement. Je dis qu’il est temps que nous nous stabilisions, que nous nous mettions d’accord pour qu’ensemble, on puisse décider de l’avenir de la Guinée. Qu’on dise où on veut aller et comment on veut y aller ensemble ? Et qu’on applique systématiquement cela. Les Guinéens mériteraient bien cela, puisque les prix payés par les Guinéens sont élevés pendant toutes ces périodes. Et c’est nous qui avons la chance d’être allés à l’école et d’avoir appris à faire des choses qui pouvons aider le plus grands nombre. Nous avons le devoir maintenant de nous concentrer sur ce qui peut être bien pour ces populations.

Et s’il vous était demandé de prodiguer des conseils à l’élite guinéenne pour qu’enfin, comme vous le souhaitez, la Guinée puisse partir du bon pied. Que diriez-vous ?

Je dis que chaque personne au poste au elle se trouve, chaque personne appartenant à cette élite, la responsabilité qui est la sienne est d’avoir une conscience personnelle de sa responsabilité collective. Ne jamais oublier que l’on est représentant d’un grand nombre de personnes, qui comptent sur nous pour que leur sort s’améliore.

Boubacar Sanso Barry / Aminata Kouyaté

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5 Comments

  1. Djerassem

    10 mai 2016 at 19 h 34 min

    Excellente interview d’où transparaissent la pertinence du propos et l’élégance du verbe. De mon humble avis, Monsieur Kémoko Touré a encore beaucoup à donner à la Guinée. Au-delà du « partage d’expérience », son livre « témoignage » est une interpellation, un « wake up call » porteur d’espoir.

  2. Amadou

    13 mai 2016 at 14 h 01 min

    je souscris entièrement à ces propos.
    Cependant, nous avons besoin de changer certaines tetes à certains postes pour que justement, l’on puisse y positionner des patriotes economiques, pour reprendre ses termes.
    Certaines tetes sont perdues, ou plutot completement pourries et nous ne pourrons jamais rien en tirer tant la gangrène est profonde.
    L’agriculture et la peche, ca vous donne le plat et l’accompagnement comme image…RIZ ET SAUCE, pour commencer.
    le ventre plein et des réserves disponibles, nous pouvons passer à autre chose!
    C’est très clair.

  3. Alpha

    16 mai 2016 at 2 h 54 min

    C’est un bon parleur, sa prime de départ était combien?
    Les contrats amis ? Coût à la tonne avant et apres son depart en considérant le cout du pétrole
    Il a fait un peu , il ne peut être juge de sa personne et ses travaux…. Bon retraite kt

    • Yaya Bah

      27 mai 2016 at 11 h 22 min

      En accord avec Alpha
      C’est un monsieur qui s’aime trop, son salaire dépassait les salaires des DG avant lui, c’est le pire manager de l’histoire de la CBG
      Trop de voyage en classe affaire même trop…..
      Des promotions à sa famille travaillant sur place, sous traitance en double et silence sur les dossiers chaud…avec Alcoa et Rio

      • Kamsar

        15 janvier 2017 at 18 h 34 min

        Merci entièrement d’accord avec M. Yaya
        J’ai eu des postes importants et je peux dire C le,pire gestionnaire que la CBG a connu. Il appris sur place. Promotion à sa famille, voyage et voyage et tpe amis et +++ un vrai dictateur

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